Recommandations pour le budget fédéral de 2025
Le Canada peut aider les personnes de tous âges à s'épanouir, tout en renforçant la résilience et la sécurité économique nécessaires pour faire face aux menaces actuelles, en suivant ses recommandations politiques fondées sur des données probantes.
C’est ce que nous avons indiqué à Ottawa dans notre mémoire relatif au budget fédéral de 2025. Nous espérons qu’ils suivront nos recommandations afin de bâtir un Canada qui profite à toutes les générations.
Vous souhaitez appuyer ces recommandations ? Vous avez jusqu’au 10 mars pour faire part à Ottawa de vos attentes concernant le prochain budget fédéral. Pour en savoir plus, cliquez ici : Consultations prébudgétaires 2025
1. Réformer les prestations de retraite pour éliminer la pauvreté des personnes âgées et aider les jeunes générations.
Le programme de la Sécurité de la vieillesse du Canada a désespérément besoin d'une refonte. Il n'a pas été révisé depuis sa création en 1952, même s'il représente maintenant environ un cinquième du budget fédéral. Vérificateur général ont récemment tiré la sonnette d'alarme concernant ce manque de transparence et de responsabilité. Les sondages confirment que la manière dont nous déterminons l'admissibilité aux prestations en espèces de SV est en décalage avec ce que pensent la plupart des Canadiens à propos de ceux qui ont besoin d'un soutien financé par les contribuables.
La solution consiste à moderniser les critères d'admissibilité à la pension de réversion afin de réduire les versements aux retraités aisés dont le revenu annuel dépasse 100 1 $. Cette modification priverait un retraité sur quatre d'environ 4 3,200 $ de revenu net après impôt. Trois quarts La majorité des Canadiens approuvent, y compris les aînés. Même le principal groupe de pression des aînés au Canada (l'Association canadienne des personnes retraitées) est favorable. sur le disque affirmant qu'il est temps de repenser les seuils SV.
Les économies réalisées grâce à cette seule réforme s'élèveraient à environ 36 milliards de dollars plus de cinq ansGrâce à ces fonds, nous pourrions accomplir de grandes choses pour les Canadiens de tous âges – et ce, sans impôts supplémentaires :
- Sortir tous les aînés de la pauvreté – soit un peu moins d'un demi-million de personnes. Prix : 12 milliards de dollars
- Accorder un soutien financier supplémentaire aux personnes âgées à faible revenu. Prix : 4 milliards de dollars
- Le doublement des dépenses proposées pour le logement abordable. Prix : 6 milliards de dollars
- Le doublement des dépenses proposées pour l'enseignement postsecondaire. Prix : 5 milliards de dollars
- Augmenter de 50 % les investissements dans les services de garde d'enfants abordables. Prix : 5 milliards de dollars
- Commencez à rembourser le déficit. Prix : 4 milliards de dollars
C'est un plan gagnant-gagnant-gagnant Nous pouvons tous nous rallier à cette cause, surtout à un moment où le Canada a besoin de disposer de solides finances publiques pour pouvoir répondre aux tarifs douaniers américains et aux autres menaces.
2. Renforcer les fonds nécessaires pour soutenir notre population vieillissante en éliminant les abris fiscaux obsolètes.
Les dépenses liées aux prestations de retraite augmentent rapidement avec le départ à la retraite de la génération du baby-boom. Afin de garantir la pérennité de ce programme (dans une version réformée) et de protéger la sécurité financière des retraités, il est nécessaire d'examiner tous les leviers politiques disponibles. Une mesure évidente consiste à supprimer Deux abris fiscaux douteux pour les retraités qui coûtent plus de 6 milliards de dollars par an, alors même que la conception de ces mesures fiscales ne profite généralement pas aux personnes âgées à faibles revenus.
Avec un chiffre d'affaires annuel de 5 milliards de dollars, Crédit d'âge Le coût est équivalent à ce qu'Ottawa a investi dans les services de garde d'enfants à 10 $ par jour en 2024. Ce dispositif permet de mettre à l'abri de l'impôt 8 000 $ pour les personnes de plus de 64 ans, offrant un avantage maximal de 1 200 $ aux retraités dont le revenu est inférieur à 40 000 $. L'avantage fiscal disparaît complètement pour les retraités dont le revenu dépasse 92 000 $, soit environ 25 000 $ de plus que le revenu médian canadien. Il est arbitraire de maintenir un avantage fiscal fondé sur l'âge pour les plus de 64 ans, alors que ce groupe démographique est le plus riche et le moins pauvre de tous les groupes d'âge au Canada. Surtout lorsque Statistique Canada rapporte que de nombreux jeunes renoncent aujourd'hui à avoir des enfants en raison du grand écart entre le coût du logement et les revenus d'un emploi à temps plein.
De même, le Crédit de revenu de pension Cela coûte 1.4 milliard de dollars par année à Ottawa. Ce crédit permet à tout retraité de mettre à l'abri de l'impôt jusqu'à concurrence de 2 000 $ de revenu de pension. De fait, ce crédit privilégie le revenu de pension par rapport aux revenus d'un travail rémunéré, même si les travailleurs au salaire minimum et les autres travailleurs à bas salaire sont plus susceptibles de connaître la pauvreté et l'insécurité du logement que les retraités.
3. Indemniser les jeunes qui ont sacrifié leur sécurité financière pour protéger le patrimoine immobilier que les propriétaires plus âgés ont constitué grâce à la hausse des prix de l'immobilier.
Le Canada pourrait rendre le logement plus abordable en structurant ses politiques autour de l'objectif de faire baisser les prix des maisons. Des prix plus bas permettraient à ceux qui n'ont pas accès à la propriété d'avoir de meilleures chances d'y accéder, et ceux qui subissent des loyers élevés verraient leurs mensualités plus en adéquation avec leurs revenus.
Malgré ces avantages, l'objectif de faire baisser les prix de l'immobilier est rarement abordé en politique. Les politiciens, en quête de voix, privilégient la protection du patrimoine que les propriétaires âgés ont accumulé grâce à la hausse des prix, plutôt que de restaurer ce que les jeunes ont perdu : le rêve d'un logement sûr et accessible à leurs revenus. En bref, Le compromis politique que nous avons conclu au Canada demande aux jeunes de sacrifier leur bien-être financier pour protéger les économies de leurs parents et grands-parents.
Le budget 2025 doit examiner comment rémunérer les jeunes pour leur acte profond de solidarité intergénérationnelle. Nous pouvons commencer par cibler certains économies réalisées grâce à la réforme de la sécurité de la vieillesse à la réduction des coûts liés au logement, à la garde d'enfants, à l'éducation et autres.
4. Défendons la tarification de la pollution afin de ne pas laisser de gros dégâts à nos enfants.
Si vous faites des dégâts, nettoyez-les. C'est une valeur familiale que nous inculquons à nos enfants, et nous devrions appliquer le même principe en matière de pollution. C'est pourquoi le budget 2025 doit maintenir la taxe sur la pollution au Canada.
Les dirigeants politiques pourraient tenter de nous convaincre qu'il n'est pas urgent de payer pour notre pollution ; que nous n'avons pas à nous soucier de la trahison, de l'abandon et de l'anxiété. Nos enfants disent ressentir En raison de la lenteur de notre réaction face aux risques climatiques, ils en hériteront. Mais la réalité est que nous n'avons pas vraiment le choix entre payer ou ne pas payer pour notre pollution : notre seul choix est entre payer moins maintenant ou laisser les jeunes générations et les générations futures payer davantage plus tard.
NOUVEAU vote confirme que la plupart des Canadiens (73 %) sont d'accord pour dire que les politiciens trahir nos enfants Quand on nous demande de payer le prix fort pour une pollution qu'on refuse de financer aujourd'hui… Deux tiers des personnes interrogées reconnaissent l'importance de payer pour notre pollution, car il n'y a pas de meilleure planète à protéger pour nos enfants. Cependant, il existe de meilleurs moyens de rendre la vie plus abordable que de supprimer la taxe carbone, comme investir davantage dans le logement, la garde d'enfants, l'enseignement supérieur et la retraite.
5. Renforcer le programme de garde d'enfants à 10 $ par jour pour stimuler notre économie et soutenir les familles
En 2021, le Canada a lancé la plus importante innovation en matière de politique sociale depuis des décennies : un système national de services de garde d’enfants à 10 $ par jour. Quelques années seulement après sa mise en œuvre, ses effets positifs sont manifestes. En plus d’élargir l’accès et réduction des frais Pour de nombreuses familles, ce programme a été une véritable révélation. a créé 50 000 nouveaux emplois et a contribué à hauteur de 32 milliards de dollars à l'économie canadienne.Nous devrions tous remercier les 10 dollars par jour de nous avoir évité une récession.
Le budget de 2025 devrait soutenir fermement ce programme couronné de succès et investir les sommes nécessaires pour faire de son accélération une priorité absolue, notamment dans les provinces qui traînent des pieds et ralentissent l'accès des familles aux soins abordables et de qualité dont elles ont besoin.
6. Rendre les budgets et les gouvernements futurs plus responsables en mesurant ce qui compte vraiment.
Nous avons tous intérêt à optimiser l'utilisation des deniers publics, mais il existe d'importantes lacunes dans la mesure des facteurs essentiels à prendre en compte pour investir dans le bien-être dès la petite enfance. Pour y remédier, il est nécessaire d'adopter quatre nouveaux indicateurs fondés sur des données probantes dans le budget 2025 :
- Le ratio des dépenses consacrées aux aides sociales par rapport aux dépenses consacrées aux soins médicauxcar les conditions sociales dans lesquelles nous naissons, grandissons et vieillissons ont plus d'importance pour notre santé que les soins médicaux.
- La répartition des dépenses publiques par âge, afin de savoir si nous agissons correctement pour toutes les générations et si nous nous adaptons suffisamment vite à l'évolution des besoins sociaux et économiques.
- Une nouvelle mesure de l'inflation qui corrige la façon dont les hausses de prix des logements sont comptabilisées, afin que les données n'envoient plus de mauvais signaux politiques aux décideurs économiques.
- Renforcement de la responsabilisation en matière d’atteinte des objectifs climatiques grâce à un mandat et à des pouvoirs élargis pour le Canada Organe consultatif Net-Zero.
7. Inscrire ces engagements politiques dans la législation
Le Canada a besoin d’une loi pour protéger le bien-être des jeunes générations et des générations futures. Cette loi permettrait d’élaborer des politiques nationales visant à protéger une enfance, un foyer et une planète sains, notamment par :
- Veiller à ce que les gouvernements prennent en compte le bien-être de tous générations dans les décisions budgétaires (étayées par les indicateurs ci-dessus)
- Établissement un ministre, un commissaire et un organe consultatif travailler comme des remorqueurs qui maintiennent le cargo de l'activité gouvernementale sur la bonne voie pour une équité intergénérationnelle
Ensemble, ces recommandations contribueront grandement à rétablir une gestion responsable de nos finances nationales.
Les déficits croissants sont devenus une constante des budgets fédéraux, en grande partie grâce à notre L’incapacité à se préparer adéquatement au vieillissement de la populationLes déficits financiers laissent un héritage de dettes impayées aux jeunes générations et aux générations futures de Canadiens et Canadiennes, et ils compromettent les solides fondements économiques dont nous avons besoin pour faire face à l’instabilité mondiale et aux nouveaux risques économiques. Le budget 2025 peut s’attaquer aux causes structurelles des déficits actuels de manière équitable pour toutes les générations en suivant nos recommandations politiques fondées sur des données probantes.