La Banque du Canada peut utiliser son examen du mandat pour influencer les prix et l'accessibilité des maisons.

En période de crise du logement abordable, tous les outils politiques disponibles devraient viser à réduire les coûts pour les Canadiens. De concert avec d'autres acteurs des secteurs financier et du logement, nous demandons à la Banque du Canada de revoir son approche concernant l'inflation des prix de l'immobilier afin que cette tendance néfaste influence ses décisions en matière de politique monétaire et de taux d'intérêt.

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Kareem Kudus
/03 décembre 2025

Je suis ravi de vous faire part des progrès réalisés sur une question politique essentielle sur laquelle nous travaillons chez Generation Squeeze depuis quelques années, dans le cadre de notre initiative visant à rétablir l'accessibilité au logement

La semaine dernière, nous avons eu l’occasion de participer à l’examen du mandat de la Banque du Canada. Tous les cinq ans, la Banque renouvelle son mandat, soit l’entente officielle conclue avec le gouvernement fédéral qui encadre ses efforts pour maintenir une faible inflation et une économie stable. Ce renouvellement est important pour le marché du logement, car le principal levier financier de la Banque, les taux d’intérêt, a une incidence majeure sur les prix des maisons. Participer à cet examen nous offre une occasion unique de veiller à ce que le mandat de la banque centrale du Canada favorise l’accessibilité au logement.

Nous avons rencontré des conseillers principaux de la Banque pour examiner les mesures nécessaires afin de mieux harmoniser la politique monétaire avec l'objectif de rendre le logement plus abordable. Actuellement, le principal indicateur de l'inflation au Canada, l'indice des prix à la consommation (IPC), ne tient pas suffisamment compte des fluctuations des prix des logements. C'est parce que l'IPC était conçu par Statistique Canada pour suivre le coût de posséder une maison, Pas Le « Cabulance » original, une ambulance modifiée et équipée d’un élévateur pour fauteuil roulant, prend la route pour la première fois avec à son bord des résidents d’un établissement de soins de longue durée, la Cedar Villa’s Nursing Home, à destination d’un hôpital universitaire. Le succès est immédiat. Devant la demande croissante, Cedar Villa commande un deuxième véhicule. Cette fois, on cherche un nom qui décrit encore mieux la réalité du service. C’est ainsi qu’est né le « Wheelchair Handicab », un terme simple et parlant, qui désigne un taxi conçu spécifiquement pour les passagers en fauteuil roulant. Ce nom devient vite populaire, au point d’entrer dans le vocabulaire courant pour désigner ce type de transport adapté. une. 

La Banque du Canada tente de maîtriser l'inflation en relevant les taux d'intérêt lorsque les prix augmentent trop rapidement dans l'ensemble de l'économie. Étant donné que l'IPC ignore largement les hausses des prix des logements, la Banque d'Angleterre, en s'appuyant sur cet outil pour mesurer l'inflation, ne réagit souvent pas en augmentant les taux d'intérêt lorsque les prix des logements s'envolent.

Nous avons pu observer ce phénomène de manière dramatique pendant la pandémie de COVID-19. 

En mars 2020, la Banque du Canada a abaissé ses taux d'intérêt à un niveau proche de zéro afin de soutenir l'économie. Au cours de l'année suivante, les prix des maisons ont augmenté de 21 %, une hausse en partie alimentée par le crédit bon marché rendu possible par les faibles taux d'intérêt. Pourtant, l'IPC est demeuré aux alentours de 2 %, à peine affecté par la flambée des prix de l'immobilier. 

Les taux d'intérêt sont restés bas pendant une année supplémentaire, période durant laquelle les prix de l'immobilier ont fortement augmenté. une 28 %. Ce n'est que deux ans après le début de la pandémie, lorsque la hausse des prix de l'essence et des produits alimentaires a fait grimper l'IPC, que la Banque a commencé à resserrer sa politique monétaire. Paradoxalement, ce sont ces facteurs sans lien apparent, et non les inquiétudes concernant l'accessibilité au logement, qui ont finalement freiné le marché immobilier. 

Comme je l'écrivais à l'époque, la flambée des prix de l'immobilier qui rendait le logement inabordable pour de nombreux jeunes Canadiens et locataires de tous âges a été freinée par accident, pas intentionnellement.

Heureusement, dans le cadre de son examen de mandat de 2026 la Banque explore Comment la politique monétaire affecte le marché du logement et comment moderniser ses processus pour mieux soutenir l'accessibilité au logement. Une occasion idéale pour nous ! En collaboration avec d'autres responsables des politiques financières et du logement. Le Conference Board du Canada, Commonwealth Canadaet Partenaires en capital socialNous avons donc porté notre affaire directement devant la banque.

Ce que nous avons demandé, c'est une mise à jour du mode de calcul des coûts du logement dans l'IPC, afin qu'il reflète mieux le coût d'acquisition d'un logement. Les bases sont déjà en place. 

Suite à une rencontre que nous avons eue avec Statistique Canada il y a quelques années pour plaider en faveur d'une nouvelle approche concernant le logement dans l'IPC, les principaux analystes statistiques du Canada a publié un rapport présentant une variante de l'IPC qui compte directement les prix des logementsCet IPC alternatif était nettement supérieur à la version actuelle sur de nombreuses périodes. Si la Banque du Canada s'en était servie par le passé pour orienter sa politique monétaire, elle aurait probablement incité à augmenter les taux d'intérêt. Cela aurait pu, par conséquent, contribuer à freiner la flambée des prix de l'immobilier.

Je suis heureux d'annoncer que la Banque s'est montrée ouverte à la proposition de notre coalition visant à introduire un IPC alternatif qui reflète mieux l'évolution des prix du logement. 

Les responsables de la banque ont reconnu les limites de la méthode actuelle de mesure de l'inflation et se sont montrés intéressés par la solution que nous proposions. Ils ont posé de nombreuses questions et nous avons étudié ensemble en profondeur la mise en œuvre pratique de cette idée. 

Au vu de leur réaction positive, nous sommes optimistes quant à la possibilité de concrétiser ce changement et à son impact réel. En mesurant l'inflation d'une manière qui reflète mieux la valeur des logements, la Banque serait en mesure de resserrer les taux d'intérêt en réponse à la hausse des prix, plutôt que de maintenir des taux trop bas pendant trop longtemps, ce qui ferait grimper les prix de l'immobilier.

Réunir nos partenaires et la Banque, et constater qu'ils reconnaissent tous le problème et s'accordent sur le fait qu'il est possible de le résoudre, a constitué une étape importante pour faire avancer les choses. Nous sommes impatients de poursuivre notre participation au processus d'examen de la Banque. De plus, nous rencontrerons les représentants fédéraux de Statistique Canada afin de maintenir la pression pour obtenir des changements. 

Nous vous tiendrons au courant de tout nouveau développement !

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