Les jeunes sont de plus en plus malheureux
Des recherches canadiennes montrent que le niveau de satisfaction moyen des moins de 30 ans est en baisse. L'ampleur de ce déclin place le Canada au même niveau que des pays comme le Liban et l'Afghanistan.
Partout au Canada, les budgets des gouvernements libéraux, conservateurs et néo-démocrates sont hostiles aux enfants, aux parents et aux jeunes travailleurs. Comment le savons-nous ? Nous suivons l'argent.
Les gouvernements investissent beaucoup plus rapidement dans le soutien aux aînés canadiens que dans ce dont les jeunes générations ont besoin pour bâtir une vie digne. Le résultat est alarmant : le bien-être des jeunes Canadiens se détériore, aussi rapidement que dans des pays comme… Liban et AfghanistanLorsque les jeunes adultes rencontrent des difficultés, leurs enfants sont également plus susceptibles d'accuser un retard.
Ce n'est pas un hasard. C'est une tendance qui découle de nos choix politiques, notamment de l'incapacité persistante des gouvernements à se préparer au vieillissement de la population et aux coûts prévisibles qui en découlent. Mais nous pouvons faire d'autres choix.
Face à la hausse des coûts et à la stagnation des recettes, les gouvernements réduisent leurs investissements dans d'autres secteurs. Conséquence : un soutien moindre au logement, à la garde d'enfants, à l'éducation et à l'emploi de qualité, ce qui contraint les jeunes à supporter des loyers plus élevés, un endettement accru et des perspectives d'avenir plus limitées.
Alors même que les jeunes Canadiens doivent faire face à la hausse des coûts du logement, de l'éducation et de l'éducation des enfants, ils paient 20 à 40 % d'impôts en plus pour soutenir une population vieillissante par rapport à ce que les aînés d'aujourd'hui ont payé pendant leurs années de travail.
Gouvernements dirigés par tous les grands partis — libéral, conservateur et néo-démocrate — sont déficits importants Pour faire face à la hausse des coûts des soins médicaux et de la sécurité de la vieillesse, ces factures impayées sont répercutées sur les jeunes générations..
Des recherches canadiennes montrent que le niveau de satisfaction moyen des moins de 30 ans est en baisse. L'ampleur de ce déclin place le Canada au même niveau que des pays comme le Liban et l'Afghanistan.
Les jeunes Canadiens sont de moins en moins optimistes quant à l'avenir. Au cours de la dernière décennie, l'optimisme chez les 15 à 29 ans a fortement diminué.
Comparativement aux seniors d'aujourd'hui, les jeunes doivent souvent travailler 10 à 20 ans de plus pour épargner l'équivalent de 20 % d'apport initial pour l'achat d'une maison moyenne. Quand le rêve d'une maison…
La pression sur les revenus, le logement et la santé mentale ne se contente pas de retarder des étapes importantes comme l'accession à la propriété. Elle repousse également la construction d'une vie de famille.
La vulnérabilité précoce a des conséquences à vie. Lorsque les enfants arrivent à l'école en difficulté, ils sont plus susceptibles d'accumuler des retards, d'avoir une santé plus fragile et de courir un risque accru d'avoir affaire à la justice plus tard.
Plus de la moitié des jeunes Canadiens pensent que le système leur est défavorable. Il est facile de comprendre pourquoi.
La mesure la plus importante qu'Ottawa puisse prendre pour mettre fin aux budgets discriminatoires envers les personnes âgées est la modernisation de la Sécurité de la vieillesse. En rendant la SV responsable, moderne et équitable, nous pouvons éliminer la pauvreté des aînés ET améliorer l'accessibilité financière.
Nous savions depuis des décennies que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, les Canadiens vivant plus longtemps. Pourtant, les gouvernements ont choisi de ne pas se préparer à cette évolution démographique prévisible.
Il est impératif d'adopter une loi imposant l'élaboration de budgets prenant en compte toutes les générations. L'équité intergénérationnelle doit être solidement ancrée dans les processus et institutions gouvernementales, afin de devenir un principe directeur pour…
Rejoignez les autres organisations qui dénoncent les budgets discriminatoires envers les personnes âgées. Nommer l'âgisme permet de relier des enjeux comme la garde d'enfants, le logement et l'éducation à un contexte plus large et de créer une dynamique pour faire évoluer les priorités.