Pilier II : Réparer le marché régulier
Le marché immobilier régulier désigne généralement tout le parc de logements au Canada qui est propriété privée d'une personne ou d'une société à but lucratif(la prise en charge Les prix des loyers et des propriétés sont fixés par le marché..
Nous savons que la Le marché immobilier traditionnel est dysfonctionnel car les coûts du logement ont explosé tandis que les revenus locaux sont restés relativement stables.et parce qu’une série de défaillances spécifiques du marché ont été décrites en détail (par exemple, une demande excessive, une offre insuffisante et/ou inappropriée, etc.).
Tous les marchés sont gérés d'une manière ou d'une autre par les gouvernements, et comme environ 19 Canadiens sur 20 dépendent du marché régulier pour se loger, il est clair que Les défaillances du marché régulier doivent être prises en compte..
Nous pouvons œuvrer à la correction du marché traditionnel en réduisant la demande néfaste, en augmentant et en améliorant l'offre adéquate, et en renforçant la protection des locataires et des logements locatifs.
Ajuster ces paramètres ne garantira pas l’abordabilité ni ne rendra les quartiers les plus chers accessibles à tous, mais nous pouvons les utiliser pour orienter les énergies créatives du marché dans la bonne direction.
Catégorie de politique 1 : Réduire la demande nuisible
L'une des causes de défaillance du marché immobilier traditionnel est lorsque nous laissons faire. des formes de demande nuisibles pour faire monter les prix.
La demande nuisible peut se manifester par un trop grand nombre de personnes achetant des logements à des fins autres que l'habitation, et elle peut provenir d'un afflux excessif d'argent dans le système dû à des taux d'intérêt bas, à une réglementation hypothécaire laxiste, aux capitaux étrangers, aux subventions aux acheteurs de logements et à d'autres sources.
Par exemple, chaque année, des dizaines de milliers de logements potentiels au Canada restent vides, utilisés comme propriétés spéculatives ou pour y déposer des liquidités, ou encore pour des locations commerciales à court terme, des opérations de revente rapide ou du blanchiment d'argent.
Parallèlement, les banques et les ménages sont pris dans un cercle vicieux de bulles spéculatives et de rétroaction négative, alimenté par des prêts hypothécaires toujours plus importants, eux-mêmes alimentés par des taux d'intérêt bas, la hausse des prix et d'autres facteurs.
Les gouvernements peuvent réduire la demande néfaste en limitant les flux de capitaux mondiaux vers l'immobilier local, en éliminant la propriété cachée, en réprimant la spéculation excessive, le « flipping », le blanchiment d'argent et la fraude, en taxant les logements vacants, en réglementant les locations à court terme, en réexaminant les subventions aux propriétaires, en renforçant la réglementation, l'assurance et les incitations des prêts hypothécaires par rapport aux prêts non hypothécaires plus productifs, et en révisant la façon dont les coûts du logement sont pris en compte dans les statistiques officielles de l'inflation.
Catégorie de politique 2 : Augmenter et moderniser l’approvisionnement approprié
L'une des façons dont le marché régulier peut échouer est de fournir une trop grande quantité de types d'offres « inappropriés » (problématiques), par exemple :
- Les modèles d’urbanisation « en hauteur et étalée » qui contraignent à choisir entre une surabondance de petits immeubles en copropriété inadaptés aux familles, ou de longs trajets domicile-travail polluants.
- « La prolifération des manoirs » : il est plus facile d'obtenir l'autorisation de construire des manoirs gigantesques que des multiplexes pourtant indispensables.
- Nouvelles constructions dans des zones où la qualité de vie et l'emploi sont limités.
- Nouvelles constructions qui détruisent l'accessibilité au logement existante
- Surabondance de copropriétés par rapport aux logements locatifs construits à cet effet
« Une offre adéquate » signifie construire des logements qui – par leur emplacement, leur forme, leur statut d’occupation et leur prix – correspondent mieux aux besoins des résidents actuels et futurs.
Les gouvernements peuvent augmenter l'offre adéquate en évaluant rigoureusement les besoins en logement, puis en ouvrant les zones à faible densité et discriminatoires à une diversité de personnes, de familles, de formes et de statuts d'occupation (y compris de nombreux logements locatifs), en rationalisant les approbations connexes, en incitant et/ou en imposant l’abordabilité, les améliorations climatiques, les pratiques intégrées et la réalisation collaborative de projets (pour rendre le processus de développement plus efficace et rentable), tout en protégeant les logements sociaux existants et en captant la plus-value foncière.
Des mesures incitatives provinciales et fédérales peuvent être mises en place pour accélérer le processus.
Catégorie de politique 3 : Protections téléphoniques pour les locataires et les logements locatifs
L'un des mécanismes de défaillance du marché immobilier traditionnel est lorsqu'il incite ou permet… destruction des logements locatifs abordables existants.
Cela peut se produire lorsque des bâtiments se dégradent au point de devenir inhabitables, et inversement lorsqu'il existe une incitation excessive à démolir ou à rénover des bâtiments anciens dans le but d'obtenir des loyers plus élevés. Dans les deux cas, les locataires sont déplacés et parfois victimes de mauvais traitements, notamment d'expulsions abusives, de discrimination, de surfacturation et même d'intimidation.
Par exemple, le Canada a perdu environ 322 600 appartements abordables (loyers mensuels < 750 $) entre 2011 et 2016 en raison de démolitions ou d'augmentations de loyer, dépassant de loin l'engagement du Canada de construire 150 000 nouveaux logements abordables sur 10 ans.
Les gouvernements peuvent protéger les logements locatifs abordables existants en aidant les organismes sans but lucratif à acheter des bâtiments à vendre, en imposant leur remplacement lors de la rénovation (par exemple, par une densification accrue), en contrôlant les loyers (par exemple, en les contrebalançant par des incitations à la construction de logements locatifs) et en offrant un soutien direct au revenu pour aider à combler le déficit.
Les politiques de protection et d'assistance aux locataires peuvent être conçues pour protéger les locataires contre les mauvais traitements et minimiser les conséquences d'un déplacement, sans pour autant imposer un fardeau excessif aux propriétaires ni rendre la construction de nouveaux logements locatifs trop coûteuse pour les promoteurs.