Les maisons sont hors de portée
Des décennies de hausse des prix ont rendu l'accès au logement inaccessible à trop de jeunes — et aux locataires de tous âges.
Par comparaison avec les personnes âgées d'aujourd'hui, Les jeunes Canadiens doivent souvent travailler de 10 à 20 ans de plus pour économiser l'acompte de 20 % sur une maison moyenne.Nombreux sont ceux qui contractent des prêts hypothécaires colossaux. D'autres renoncent complètement à devenir propriétaires.
Leur autre option n'est guère meilleure. Les loyers sont élevés, l'offre est limitée et les logements familiaux sont particulièrement difficiles à trouver.

Il n'est pas étonnant que les jeunes pointent du doigt frais de logement comme l'un des plus grands obstacles à la progression. Ou que la moitié des milléniaux ne vous attendez pas à acheter une maison sans quitter votre communauté.
Les mêmes hausses de coûts qui pénalisent les jeunes génèrent d'énormes gains de richesse pour les propriétaires actuels, notamment les personnes âgées ayant acquis leur logement il y a plusieurs décennies. Au cours des cinquante dernières années, les propriétaires ont accumulé 1 500 milliards de dollars de patrimoine, la majeure partie profitant aux plus de 55 ans.
Les politiques publiques jouent un rôle. Les gouvernements ont opté pour des politiques de logement qui protègent la valeur élevée des biens immobiliers, préservant ainsi la plus-value des propriétaires actuels tout en répercutant les coûts sur ceux qui tentent d'accéder au marché.
Le constat est sans appel pour les Millennials et la Génération Z : logements inabordables, loyers exorbitants et choix restreint quant au lieu de vie, de travail, d’études et d’éducation d’une famille.
Ce sont les jeunes Canadiens qui en subissent les conséquences financières. Rémunération car cet acte profond de solidarité intergénérationnelle se fait attendre depuis trop longtemps.
