Sondage : La majorité des Canadiens sont favorables à une taxe sur les inégalités en matière de logement.

Seulement 10 % des Canadiens propriétaires d'une maison d'une valeur d'un million de dollars paieraient cette taxe.

Photo de profil pour 737
Génération Squeeze
/14 novembre 2022

Generation Squeeze s'est associé à Research Co. pour sonder l'opinion des Canadiens sur le patrimoine immobilier et l'accessibilité au logement. Notre sondage a révélé que de nombreux Canadiens seraient prêts à aller plus loin que ce que prévoient les politiciens pour freiner la flambée des prix de l'immobilier.  

Plus particulièrement, une majorité de répondants se disent favorables à l'instauration d'une taxe modeste sur les inégalités en matière de logement afin de réduire l'inabordabilité et les inégalités de richesse, et de générer des revenus pour d'autres services essentiels aux Canadiens. Même parmi les 10 % de Canadiens qui seraient appelés à payer cette nouvelle taxe, la majorité y est favorable.

Il convient de saluer ceux qui, parmi nous, sont prêts à céder une petite partie de leur patrimoine immobilier pour contribuer à freiner la crise du logement. La solidarité intergénérationnelle est bien vivante lorsqu'une majorité de propriétaires sont disposés à s'allier avec ceux qui sont exclus du marché immobilier (comme leurs enfants et petits-enfants).

Il nous faut maintenant insuffler cette même solidarité au monde politique. Notre sondage indique que de nombreux Canadiens sont prêts à réformer un système de logement dysfonctionnel qui oppose les jeunes aspirants propriétaires, qui peinent à combler le fossé entre le prix des logements et leurs revenus, aux propriétaires plus âgés, installés depuis des décennies, qui ont vu la hausse des prix leur générer des fortunes. 

Gen Squeeze a le solutions pour une équité intergénérationnelle pour y arriver.  rejoignez-nous et transformer ces solutions en réalité !

TÉLÉCHARGER LES DONNÉES COMPLÈTES DU SONDAGE [Excel]

 

Points saillants Table des matières

 

Les Canadiens reconnaissent les dommages causés par la flambée des prix des maisons aux jeunes et aux nouveaux arrivants.


Nous souhaitions savoir dans quelle mesure les Canadiens sont conscients des dimensions intergénérationnelles de la crise du logement. Nous avons demandé aux répondants s'ils étaient d'accord ou non avec l'affirmation suivante : « La hausse des prix de l'immobilier pénalise les jeunes et les nouveaux arrivants de tout âge qui n'ont pas les moyens de se loger. » Une très large majorité (86 %) était d'accord avec cette affirmation !

La hausse des prix de l'immobilier pénalise les jeunes et les nouveaux arrivants de tous âges qui n'ont pas les moyens de se loger (diagramme circulaire des résultats du sondage).

Découvrez notre analyse approfondie de ces données ici.

↑ Retour à la table des matières ↑

 

Une majorité de Canadiens sont prêts à contribuer pour rendre les logements plus abordables grâce à une taxe sur les inégalités en matière de logement.


Le sondage a exploré les opinions des Canadiens sur diverses solutions en matière de logement, notamment la modification de la façon dont nous imposons le patrimoine immobilier en instaurant un prix des inégalités en matière de logement pour réduire l'inaccessibilité au logement et les inégalités de richesse. 

Nous avons constaté que 68 % étaient d’accord avec l’idée de « mettre en œuvre une surtaxe modeste payée par les 10 % qui possèdent les maisons les plus chères ».

Mise en place d'une surtaxe modeste payée par les 10 % qui possèdent les maisons les plus chères (diagramme circulaire du sondage)

Au moment du sondage, les maisons d'une valeur supérieure à 1 million de dollars représentaient les 10 % des maisons les plus chères du pays. Nous avons donc également demandé aux répondants s'ils seraient favorables à la mise en œuvre d'un surtaxe modeste « Payé par les Canadiens propriétaires de maisons d'une valeur supérieure à 1 million de dollars. » Nous voulions savoir si poser la question de cette manière changerait la façon dont les gens répondraient.  

La nouvelle formulation a entraîné une baisse du nombre de répondants favorables à la proposition, probablement parce que certains ignoraient qu'une maison d'un million de dollars représentait un bien immobilier parmi les 10 % les plus précieux au Canada ! Pourtant, une confortable majorité (59 %) l'appuyait toujours. Moins de la moitié (28 %) s'opposait à l'idée d'une surtaxe sur les maisons d'une valeur supérieure à 1 million de dollars, tandis que 13 % se disaient « indécis ».

Mise en place d'une surtaxe modeste payée par les Canadiens propriétaires d'une maison d'une valeur supérieure à 1 million de dollars

Apprenez-en davantage sur ces données de sondage ici.

↑ Retour à la table des matières ↑

 

Les propriétaires de maisons d'une valeur d'un million de dollars qui ont profité de l'inflation des prix de l'immobilier soutiennent un prix pour l'inégalité en matière de logement qu'ils seraient prêts à payer.


L'inflation immobilière ne nuit pas à tout le monde ; elle a généré d'importantes plus-values ​​pour de nombreux propriétaires, notamment ceux qui ont investi dans le marché immobilier il y a plusieurs décennies.  

Un résultat encourageant de notre sondage est que les propriétaires de maisons de grande valeur, qui ont profité de la hausse des prix, sont prêts à payer davantage pour favoriser l'accessibilité au logement et réduire les inégalités. Partout au Canada, 60 % des répondants sont d'accord avec cette proposition. Parmi les propriétaires de maisons d'une valeur de plus d'un million de dollars, l'appui est encore plus important : 64 % se disent favorables. 

Nous avons également demandé aux Canadiens s'ils étaient favorables à une taxe sur les inégalités de logement payée par les propriétaires de maisons d'une valeur de 1 million de dollars (plutôt que par les 10 % les plus riches). Le soutien à cette proposition diminue légèrement à l'échelle du Canada, pour s'établir à 55 %. Mais surtout, 57 % des répondants au sondage qui possèdent une maison de plus d'un million de dollars sont toujours favorables à une taxe sur les inégalités de logement, même s'il est clair que ce seraient eux qui la paieraient ! 

Pour réduire l'inaccessibilité au logement et les inégalités de richesse, dans quelle mesure soutenez-vous ou vous opposez-vous à chacune des mesures suivantes ?

Finalisez la commande notre blog en analysant plus en profondeur les données sur les attitudes des Canadiens à l'égard du patrimoine immobilier, et en se demandant si les propriétaires de maisons d'un million de dollars devraient être considérés comme « riches ».

↑ Retour à la table des matières ↑

 

Une majorité de Canadiens sont prêts à remettre en cause l'abri fiscal lié à la propriété immobilière.  


Cette année marque le cinquantième anniversaire de la création par le gouvernement du Canada de abri fiscal pour l'accession à la propriétéCe dispositif exempte d'impôt les plus-values ​​réalisées sur la résidence principale. Aucun autre gain exceptionnel ne bénéficie d'un traitement fiscal aussi avantageux.

Tout comme les paradis fiscaux incitent à transférer des fonds hors du Canada pour préserver son patrimoine, l'avantage fiscal lié à la propriété immobilière incite les Canadiens à miser sur la hausse des prix de l'immobilier pour s'enrichir. Considérer l'accession à la propriété comme une stratégie d'investissement signifie que de nombreux Canadiens ordinaires profitent de la hausse des prix de l'immobilier, même si ces mêmes prix rendent l'accès à la propriété extrêmement difficile pour les jeunes générations, les nouveaux arrivants de tous âges et les locataires âgés. Au milieu des années 1970, il fallait en moyenne cinq ans de travail à temps plein à un jeune pour épargner 20 % de la mise de fonds nécessaire à l'achat d'une maison au prix moyen. Aujourd'hui, il lui en faut dix-sept.

Les résultats d'un sondage montrent qu'une majorité de Canadiens sont désormais prêts à ce que les gouvernements assouplissent les aspects les plus abusifs du régime fiscal des propriétaires occupants. Les Canadiens sont tout aussi enclins à imputer la baisse de l'accessibilité au logement à ce régime fiscal qu'aux « comportements contraires à l'éthique des agents immobiliers », aux « promoteurs qui construisent des logements inadaptés » et aux « activités criminelles (comme le blanchiment d'argent) ». 

Depuis la création par Ottawa du régime d'épargne-logement en 1972, la valeur des propriétés a augmenté de plusieurs centaines de milliers de dollars partout au Canada, et plus particulièrement en Colombie-Britannique et en Ontario. De ce fait, de nombreux propriétaires ont accumulé un patrimoine immobilier substantiel, en grande partie à l'abri de l'impôt. C'est notamment le cas pour les quelque 10 % de propriétaires dont la maison vaut plus d'un million de dollars. Grâce aux marges de crédit hypothécaires, désormais courantes dans le secteur financier, les propriétaires n'ont plus besoin de vendre leur maison pour accéder à ces gains à l'abri de l'impôt.

Selon Finances Canada, l'avantage fiscal lié à l'accession à la propriété coûte 10 milliards de dollars par année aux Canadiens au niveau fédéral, et environ 5 milliards aux provinces. Cet avantage fiscal fait de loin la plus importante subvention au logement offerte au Canada. Alors que les politiciens dénoncent la crise du logement abordable au Canada, il peut paraître surprenant que nous ayons choisi de subventionner aussi généreusement un grand nombre de Canadiens qui bénéficient déjà d'un logement stable.

Jusqu’à présent, les politiciens fédéraux et provinciaux soucieux de lutter contre l’inabordabilité du logement se sont abstenus de toucher à l’avantage fiscal lié à la propriété, craignant l’impopularité de toute modification. Or, nos sondages démontrent le contraire : 62 % des Canadiens sont favorables à la mise en place d’une légère surtaxe pour les propriétaires de maisons d’une valeur supérieure à 1 million de dollars.

Finalisez la commande cet article. pour en savoir plus sur l’exemption de résidence principale et sur ce que les Canadiens en savent et en pensent.

↑ Retour à la table des matières ↑

 

Le soutien à la suppression du dispositif d'accession à la propriété est transpartisan et régional.


Le sondage révèle qu'une majorité d'électeurs de chacun des trois principaux partis politiques soutiennent la suppression de l'abri fiscal lié à la propriété immobilière : conservateurs (55 %) ; libéraux (63 %) ; et NPD (64 %). 

L’appui est particulièrement élevé dans les provinces de l’Atlantique (73 %), les Prairies (72 %), l’Alberta (68 %) et le Québec (66 %), où le prix moyen des maisons est inférieur à la moyenne nationale et où relativement peu de ménages possèdent une maison d’une valeur d’un million de dollars. En Colombie-Britannique et en Ontario, où environ 25 % des ménages possèdent une maison d’une valeur supérieure à un million de dollars, un répondant sur deux appuie la surtaxe.

Une majorité de Canadiens (55 %) estiment que « la hausse des inégalités en matière de patrimoine immobilier est injuste pour les retraités des Prairies et du Canada atlantique. Ils paient des impôts sur leur pension, tout comme les retraités de Vancouver ou de Toronto, mais ne bénéficient pas de la même accumulation de capital immobilier que nombre de retraités de ces villes. En n’imposant pas le patrimoine accumulé par les propriétaires de Vancouver et de Toronto, on s’attend à ce que les retraités des Prairies et du Canada atlantique paient plus que leur juste part d’impôts. »

↑ Retour à la table des matières ↑

 

Le soutien à une taxe sur les inégalités en matière de logement augmente lorsque les recettes générées servent à financer des choses que les Canadiens souhaitent et dont ils ont besoin.


Une taxe annuelle modeste sur les inégalités en matière de logement permettrait d'augmenter environ 5 milliards de dollars par anDe nombreux participants au sondage ont indiqué que leur soutien à cette proposition augmenterait si la modification fiscale :

  • Finance les réductions d'impôt sur le revenu pour les personnes à revenus moyens et faibles (43 %)
  • Finance des logements plus abordables (40 %)
  • Permet de financer davantage de soins médicaux, de soins de longue durée et de soins pharmaceutiques (39 %) ou de garde d'enfants (32 %).
  • Contribue à ralentir la hausse des prix de l'immobilier, permettant ainsi aux revenus de rattraper leur retard (38 %).
  • Réduit les inégalités de richesse (37 %)
  • Réduit les inégalités entre propriétaires et locataires (32%)
  • Réduit les inégalités de richesse entre les propriétaires de maisons dans des marchés à forte valeur comme Vancouver et Toronto, et les propriétaires de maisons dans des endroits où les prix n’augmentent pas aussi rapidement comme le Canada atlantique, le Québec et les Prairies (30 %).

↑ Retour à la table des matières ↑

 

Photo de profil pour 737
À propos de Generation Squeeze
Generation Squeeze est une force motrice pour l'équité intergénérationnelle, visant à améliorer le bien-être des Canadiens, grâce à la voix des jeunes et à des recherches de pointe.

Obtenir les mises à jour

En cliquant sur « S’inscrire », vous consentez à recevoir des mises à jour périodiques de Generation Squeeze par courriel, SMS et/ou téléphone. vous désabonner Vous pouvez aussi envoyer STOP par SMS à tout moment. Des frais de messagerie et de données peuvent s'appliquer. Lisez notre politique de confidentialité.

Rechercher

Derniers Articles