Demander aux pollueurs industriels de payer pour leur pollution n'entraîne pas de hausse des prix alimentaires, contrairement à ce que prétendent certaines idées reçues. À l'instar du prix du carbone pour les consommateurs, le prix du carbone pour les industries a un impact négligeable sur le coût des biens de consommation, y compris l'alimentation.
De nombreuses études démontrent que des facteurs comme les tarifs douaniers américains et la faible valeur du dollar canadien sont les principales causes de la hausse des prix alimentaires au Canada. Selon les sources auxquelles vous accordez le plus de crédit, consultez les recherches de la Banque Toronto-Dominion , de la Banque du Canada ou de l’Université Dalhousie . L’ Institut canadien du climat conclut que « la tarification du carbone industriel n’a pratiquement aucun impact sur le prix des aliments et sur le secteur agricole ».
Ce qui contribue réellement à la hausse des prix alimentaires, ce sont les changements climatiques. Le Rapport canadien sur les prix des aliments de 2026 le souligne, en notant que :
« Le changement climatique et les aléas météorologiques sont une préoccupation croissante pour les producteurs agricoles, confrontés année après année à des conditions de plus en plus extrêmes et imprévisibles. Puisque la chaîne d'approvisionnement commence chez les producteurs, elle est extrêmement sensible aux perturbations climatiques qui affectent la production agroalimentaire. Les fortes chaleurs, les sécheresses et les incendies de forêt endommagent les récoltes et menacent les terres agricoles, tandis que des hivers plus doux peuvent rendre les cultures et le bétail plus vulnérables aux ravageurs et aux maladies. Lorsque l'offre ne peut satisfaire la demande, les entreprises doivent s'adapter rapidement ou subir des pertes, deux options économiquement non viables. Ces surcoûts se répercutent sur les prix des produits alimentaires en magasin. »
Ces dernières années, les impacts du changement climatique sont particulièrement marqués. Le même rapport sur les prix alimentaires de 2025 cite les exemples suivants :
- 66 % des terres agricoles du Canada subissaient une sécheresse modérée à extrême.
- Plus de 8.3 millions d'hectares de terres ont été ravagés par les feux de forêt.
- Les précipitations ont été nettement inférieures à la normale, ce qui a affecté la production de fruits et légumes. La sécheresse prolongée a également exercé une forte pression à la hausse sur les prix du bœuf. coûts liés à l'élevage plus généralement.
- Le Canada est indirectement touché par les événements climatiques mondiaux. Les prix des importations comme le café, le thé, le cacao, les fraises et les oranges ont augmenté considérablement en raison des aléas climatiques survenus dans d'autres pays.
Un système robuste de tarification du carbone industriel à l'échelle nationale est un élément clé de la solution à la hausse du coût des aliments, et non le problème. Les politiciens qui prétendent le contraire (malgré des preuves accablantes du contraire) trahissent nos enfants, qui comptent sur nous pour leur léguer des écosystèmes sains et propices à la production alimentaire.