Les budgets médicaux dans un Canada vieillissant

Un nouveau rapport explique pourquoi la protection de l'accès universel nécessite aujourd'hui une réforme fiscale équitable pour les générations futures.

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Génération Squeeze
/26 novembre 2025

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Pourquoi avons-nous rédigé ce rapport ?

Les soins médicaux représentent le poste de dépense le plus important dans tous les budgets provinciaux, et pourtant le système est mis à rude épreuve par des pressions que les gouvernements auraient dû anticiper.

Avec le vieillissement et l'allongement de l'espérance de vie des baby-boomers, le coût des soins aux aînés canadiens a fortement augmenté, sans que les systèmes de revenus provinciaux ne suivent la même tendance. Ce décalage creuse les déficits provinciaux et réduit les investissements essentiels aux jeunes Canadiens, notamment dans le logement et l'éducation.

Malgré l’ampleur de ces pressions, les répercussions budgétaires du vieillissement de la population sont rarement abordées ouvertement ni quantifiées avec précision. Notre rapport rassemble les données probantes afin que les Canadiens comprennent les enjeux et les mesures nécessaires pour préserver l’accès universel aux soins de santé pour toutes les générations.

Points clés à retenir

1. Le vieillissement de la population est désormais le principal facteur qui influence les budgets médicaux provinciaux.

Les besoins médicaux augmentent fortement avec l'âge – passant d'environ 3 000 $ par année jusqu'à 50 ans à près de 37 000 $ à 90 ans. À mesure que de plus en plus de Canadiens vieillissent, les dépenses médicales totales augmentent beaucoup plus rapidement que la croissance démographique globale.

2. Notre nouveau Équivalent à moins de 50 ans Cet indicateur révèle le véritable impact financier du vieillissement

Cela montre que le doublement de la part des 65 ans et plus dans la population ajoute équivalent Des millions de nouveaux patients – bien au-delà d'un simple calcul de la croissance démographique. L'augmentation de la demande médicale liée au vieillissement de la population est suffisamment importante pour transformer des excédents budgétaires en déficits persistants.

3. Le nombre de contributeurs n'a pas suivi le rythme.

Au milieu des années 1970, près de 7 contribuables en âge de travailler finançaient chaque retraité ; aujourd'hui, ce chiffre est plus proche de 3. Même une forte immigration ne peut compenser entièrement ce changement. Institut CD Howe On estime que le vieillissement de la population entraînera une hausse de 2 000 milliards de dollars des coûts médicaux d’ici le milieu du siècle et que des augmentations d’impôt provinciales de 16 à 69 % seraient nécessaires pour maintenir les engagements actuels. Notre analyse montre que les jeunes résidents contribuent déjà à combler le déficit, en versant de 20 à 40 % de plus de leurs impôts aux soins des aînés que ne le faisaient les retraités d’aujourd’hui au même âge.

4. Des décennies de mauvaise planification pénalisent aujourd'hui autant les personnes âgées que les jeunes générations.

Le problème n’est pas le besoin accru de soins lié à l’âge. Il réside plutôt dans le fait que les provinces n’ont pas modernisé leurs systèmes de revenus pour tenir compte de l’évolution démographique prévisible – contrairement à Ottawa, qui a augmenté les cotisations au Régime de pensions du Canada de 68 % dans les années 1990 afin de garantir un revenu de retraite aux baby-boomers.

5. Cette tension se répercute sur d'autres priorités.

Chaque dollar aujourd'hui détourné pour couvrir des décennies de négligence en matière de planification du vieillissement de la population est un dollar qui ne peut être consacré au logement, à l'éducation, à la garde d'enfants ou au soutien du revenu – soit précisément les domaines qui permettent de maintenir les gens en bonne santé et d'alléger la pression qui pèse sur les jeunes Canadiens.

Recommandation

Le Canada doit moderniser le financement des soins de santé. Nos gouvernements doivent allier des mesures d’efficacité judicieuses à un plan réaliste et intergénérationnel pour financer la hausse des coûts des soins pour les aînés canadiens.

Un groupe de travail fédéral-provincial-territorial « Mieux vaut tard que jamais » peut concevoir des systèmes de revenus qui :

  • Préserver l'accès universel
  • Préserver la dignité des personnes âgées
  • Stabiliser les finances provinciales
  • Préserver les capacités d'investissement pour promouvoir la santé, et non seulement traiter la maladie
  • Alléger le fardeau des jeunes générations.

Sans intervention, le Canada risque de se diriger vers des déficits plus importants, des listes d'attente plus longues, des soins privatisés et des progrès plus lents en matière d'accessibilité financière, de logement et de pressions climatiques.

Écoutez notre dernier podcast sur cette étude :

Analyse provinciale

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de la Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est la principale cause du déficit actuel de la Colombie-Britannique.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement des baby-boomers dépassent désormais 8 milliards de dollars par an.
    • Si la Colombie-Britannique avait encore la même structure par âge qu'en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, le déficit budgétaire de 2025 passerait d'environ 11 milliards de dollars à 3 milliards de dollars, sans modifier aucune politique de dépenses ou de recettes.
    • En bref : le déficit actuel de la Colombie-Britannique reflète une lacune structurelle laissée par les gouvernements précédents qui n’ont pas adapté les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population, contrairement à la clairvoyance d’Ottawa qui a adapté le RPC aux revenus de retraite.
    • Les jeunes Britanno-Colombiens consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    La Colombie-Britannique devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d'élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux générations futures. Sans une approche modernisée du financement de la santé, la province s'exposera à des déficits plus importants, à des listes d'attente plus longues et à un sous-investissement persistant dans d'autres priorités. Tout nouveau système de revenus doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque Britanno-Colombien âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande médicale.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, la Colombie-Britannique comptait 2.5 millions d'habitants, dont seulement 10 % avaient plus de 65 ans. Cette structure par âge se traduisait par une demande de soins médicaux équivalente à celle de 3.6 millions de personnes de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins en soins médicaux étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population de la Colombie-Britannique avait atteint 5.7 millions d'habitants. Si la structure par âge était restée la même qu'en 1976, la province aurait compté l'équivalent de 8.1 millions de patients de moins de 50 ans, soit une augmentation de 125 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, un Britanno-Colombien sur cinq a maintenant plus de 65 ans, ce qui accroît considérablement la demande médicale : l’équivalent de 10.6 millions de personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 194 %, le vieillissement de la population ajoutant à lui seul l’équivalent de 2.5 millions de patients plus jeunes et d’âge moyen, en plus de la croissance démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents moins de 50 ans » à la population de la Colombie-Britannique nous permet d’estimer l’empreinte financière du vieillissement.

    Si la Colombie-Britannique comptait encore seulement 10 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 20 % – son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 30.7 milliards de dollars, au lieu des 39 milliards de dollars prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires liées au vieillissement, qui s'élèvent à plus de 8 milliards de dollars, le déficit prévu de la Colombie-Britannique, qui est de 11.6 milliards de dollars, diminuerait pour atteindre près de 3 milliards de dollars.

    Cela signifie que le déficit de la Colombie-Britannique est principalement structurel. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, mais n'ont pas modernisé les systèmes de recettes pour suivre le rythme – contrairement aux réformes du Régime de pensions du Canada (RPC) du gouvernement fédéral dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers.

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est la principale cause du déficit actuel de l'Alberta.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement de la génération du baby-boom atteignent désormais 6 milliard de dollars par an.
    • Si l’Alberta avait encore la même structure d’âge qu’en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, le budget de 2025 transformerait un déficit de 5.2 milliards de dollars en un excédent de 761 millions de dollars, sans modifier aucune politique de dépenses ou de recettes.
    • En bref : le déficit actuel de l’Alberta reflète une lacune structurelle laissée par les gouvernements précédents qui n’ont pas adapté les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population – contrairement à la clairvoyance d’Ottawa qui a adapté le RPC aux revenus de retraite.
    • Les jeunes Albertains consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    L’Alberta devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d’élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux générations futures. Sans une approche modernisée du financement de la santé, la province s’exposera à des déficits plus importants, à des listes d’attente plus longues et à un sous-investissement persistant dans d’autres priorités. Tout nouveau système de financement doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque Albertain âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande médicale.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, l'Alberta comptait 1.9 million d'habitants, dont seulement 7 % avaient plus de 65 ans. Cette structure par âge se traduisait par une demande de soins médicaux équivalente à celle de 2.4 millions de personnes de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins en soins médicaux étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population de l'Alberta avait atteint 4.8 millions d'habitants. Si la structure par âge était restée la même qu'en 1976, la province aurait compté l'équivalent de 6.4 millions de patients de moins de 50 ans, soit une augmentation de 162 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, 15 % des Albertains ont maintenant plus de 65 ans, ce qui fait que la demande médicale réelle est bien plus élevée : l’équivalent de 8.1 millions de personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 233 %, le vieillissement à lui seul ajoutant l’équivalent de 1.8 million de patients plus jeunes et d’âge moyen, en plus de la croissance démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents moins de 50 ans » à la population de l’Alberta nous permet d’estimer l’empreinte budgétaire du vieillissement.

    Si l’Alberta comptait encore seulement 7 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 15 % –, son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 24.5 milliards de dollars, au lieu des 30.5 milliards de dollars prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires liées au vieillissement, qui s'élèvent à près de 6 milliards de dollars, le déficit prévu de 5.2 milliards de dollars de l'Alberta se transformerait en un excédent de 761 millions de dollars.

    Cela laisse entendre que le déficit de l'Alberta est structurel. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, mais n'ont pas modernisé les systèmes de revenus pour suivre le rythme – contrairement aux réformes du Régime de pensions du Canada (RPC) du gouvernement fédéral dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers.

     

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est la principale raison pour laquelle la Saskatchewan ne dégage pas d'excédent budgétaire important.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement de la génération du baby-boom atteignent désormais 1.2 milliard de dollars par an.
    • Si la Saskatchewan avait encore la même structure d'âge qu'en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, son budget de 2025 passerait d'un quasi-équilibre aujourd'hui à un excédent d'environ 1.2 milliard de dollars, sans modifier une seule politique fiscale ou de dépenses.
    • En bref : même dans la seule province qui n'affiche pas de déficit, les comptes presque équilibrés de la Saskatchewan masquent une lacune structurelle créée par les gouvernements précédents qui n'ont pas su adapter les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population — contrairement à la clairvoyance d'Ottawa qui a adapté le RPC aux revenus de retraite.
    • Les jeunes Canadiens consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    La Saskatchewan devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d’élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux générations futures. Sans une approche modernisée du financement de la santé, la province risque de se retrouver avec des déficits, des listes d’attente plus longues et un sous-investissement persistant dans d’autres priorités. Tout nouveau système de revenus doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque résident de la Saskatchewan âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande médicale.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, la Saskatchewan comptait 930 000 habitants, dont 11 % étaient âgés de plus de 65 ans. Cette structure par âge engendrait des besoins médicaux équivalents à ceux de 1.3 million de personnes de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins médicaux étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population de la Saskatchewan avait atteint 1.24 million d'habitants. Si la structure par âge était restée la même qu'en 1976, la province aurait compté l'équivalent de 1.8 million de patients de moins de 50 ans, soit une augmentation de 33 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, 17 % des résidents de la Saskatchewan ont maintenant plus de 65 ans, ce qui fait que la demande médicale réelle est bien plus élevée : l’équivalent de 2.2 millions de personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 64 %, le vieillissement à lui seul ajoutant l’équivalent de 411 000 patients plus jeunes et d’âge moyen, en plus de la croissance démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents moins de 50 ans » à la population de la Saskatchewan nous permet d’estimer l’empreinte financière du vieillissement.

    Si la Saskatchewan comptait encore seulement 11 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 17 % – son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 6.8 milliards de dollars, au lieu des 8 milliards prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires de 1.2 milliard de dollars liées au vieillissement de la population, la Saskatchewan transformerait son budget presque équilibré en un excédent de 1.2 milliard de dollars.

    Cela révèle un risque structurel pour la Saskatchewan. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, mais n'ont pas modernisé les systèmes de financement pour y faire face – contrairement aux réformes du Régime de pensions du Canada (RPC) du gouvernement fédéral dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers. Sans une approche modernisée du financement des soins de santé, la province risque de se retrouver en situation de déficit, avec des délais d'attente plus longs et un sous-investissement persistant dans d'autres priorités.

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est la principale cause du déficit actuel du Manitoba.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement des baby-boomers dépassent désormais 1.6 milliards de dollars par an.
    • Si le Manitoba avait encore la même structure par âge qu'en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, le budget de 2025 passerait d'un déficit de 794 millions de dollars à un excédent de 833 millions de dollars, sans modifier aucune politique de dépenses ou de recettes.
    • En bref : le déficit actuel du Manitoba reflète une lacune structurelle laissée par les gouvernements précédents qui n'ont pas adapté les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population, contrairement à la clairvoyance d'Ottawa qui a adapté le RPC aux revenus de retraite.
    • Les jeunes Canadiens consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    Le Manitoba devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d’élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux différentes générations. Sans une approche modernisée du financement de la santé, le Manitoba s’exposera à des déficits plus importants, à des délais d’attente plus longs et à un sous-investissement persistant dans d’autres priorités. Tout nouveau système de revenus doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque Manitobain âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande médicale.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, le Manitoba comptait un million d'habitants, dont seulement 10 % avaient plus de 65 ans. Cette structure par âge se traduisait par une demande de soins médicaux équivalente à celle de 1.46 million de personnes de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins en soins médicaux étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population du Manitoba avait atteint 1.5 million d'habitants. Si la structure par âge était restée la même qu'en 1976, la province aurait compté l'équivalent de 2.1 millions de patients de moins de 50 ans, soit une augmentation de 45 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, 17 % des Manitobains ont maintenant plus de 65 ans, ce qui fait que la demande médicale réelle est bien plus élevée : l’équivalent de 2.6 millions de personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 78 %, le vieillissement à lui seul ajoutant l’équivalent de 484 000 patients plus jeunes et d’âge moyen, en plus de la croissance démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents moins de 50 ans » à la population du Manitoba nous permet d’estimer l’empreinte budgétaire du vieillissement.

    Si le Manitoba comptait encore seulement 10 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 17 % – son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 7.8 milliards de dollars, au lieu des 9.4 milliards de dollars prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires liées au vieillissement, qui s'élèvent à plus de 1.6 milliard de dollars, le déficit prévu de 794 millions de dollars du Manitoba se transformerait en un excédent d'environ 833 millions de dollars.

    Cela laisse entendre que le déficit du Manitoba est structurel. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, mais n'ont pas modernisé les systèmes de revenus pour suivre le rythme – contrairement aux réformes du Régime de pensions du Canada (RPC) du gouvernement fédéral dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers.

     

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est la principale cause du déficit actuel de l'Ontario.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement des baby-boomers dépassent désormais 22 milliards de dollars par an.
    • Si l'Ontario avait encore la même structure par âge qu'en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, le budget de 2025 passerait d'un déficit d'environ 15 milliards de dollars à un excédent d'environ 8 milliards de dollars, sans modifier aucune politique de dépenses ou de recettes.
    • En bref : le déficit actuel de l'Ontario reflète une lacune structurelle laissée par les gouvernements précédents qui n'ont pas adapté les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population, contrairement à la clairvoyance d'Ottawa qui a adapté le RPC aux revenus de retraite.
    • Les jeunes Ontariens consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    L’Ontario devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d’élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux différentes générations. Sans une approche modernisée du financement de la santé, l’Ontario s’exposera à des déficits plus importants, à des listes d’attente plus longues et à un sous-investissement persistant dans d’autres priorités. Tout nouveau système de financement doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque Ontarien âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande médicale.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, la population de l'Ontario s'élevait à 9.1 millions d'habitants, dont seulement 9 % étaient âgés de plus de 65 ans. Cette structure par âge se traduisait par une demande de soins médicaux équivalente à celle de 11.4 millions de personnes de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins en soins médicaux étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population de l'Ontario avait atteint 16.1 millions d'habitants. Si la structure par âge était restée la même qu'en 1976, la province aurait compté l'équivalent de 21.9 millions de patients de moins de 50 ans, soit une augmentation de 92 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, près d'un Ontarien sur cinq a maintenant plus de 65 ans, ce qui fait que la demande médicale réelle est bien plus élevée : l'équivalent de 29.3 millions de personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 157 %, le vieillissement à lui seul ajoutant l'équivalent de 7.4 millions de patients plus jeunes et d'âge moyen, en plus de la croissance démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents moins de 50 ans » à la population de l’Ontario nous permet d’estimer l’empreinte budgétaire du vieillissement.

    Si l’Ontario comptait encore seulement 9 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 18 % – son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 68.8 milliards de dollars, au lieu des 91.1 milliards de dollars prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires liées au vieillissement, qui s'élèvent à plus de 22 milliards de dollars, le déficit prévu de 14.6 milliards de dollars de l'Ontario se transformerait en un excédent d'environ 7.7 milliards de dollars.

    Cela laisse entendre que le déficit de l'Ontario est structurel. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, mais n'ont pas modernisé les systèmes de revenus pour suivre le rythme – contrairement aux réformes du Régime de pensions du Canada (RPC) du gouvernement fédéral dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers.

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de la Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est le principal facteur du déficit actuel du Québec.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement des baby-boomers dépassent désormais 21 milliards de dollars par an.
    • Si la structure démographique du Québec était restée la même qu'en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, le budget de 2025 passerait d'un déficit d'environ 11 milliards de dollars à un excédent d'environ 10 milliards de dollars, sans que l'on modifie aucune politique de dépenses ou de recettes.
    • En bref : le déficit actuel du Québec reflète une lacune structurelle laissée par les gouvernements précédents qui n'ont pas adapté les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population, contrairement à la clairvoyance dont Ottawa a fait preuve en adaptant les cotisations du RPC au revenu de retraite dans les années 1990.
    • Les jeunes Canadiens consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    Le Québec devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d’élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux générations futures. Sans une approche modernisée du financement de la santé, le Québec s’enfoncera dans des déficits plus importants, des délais d’attente plus longs et un sous-investissement persistant dans d’autres priorités. Tout nouveau système de revenus doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque résident du Québec âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande de soins médicaux.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, la population du Québec s'élevait à 6.4 millions d'habitants, dont seulement 8 % étaient âgés de plus de 65 ans. Cette structure par âge se traduisait par une demande de soins médicaux équivalente à celle de 8.3 millions de personnes de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins en soins médicaux étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population du Québec avait atteint 9 millions d'habitants. Si la structure par âge était restée la même qu'en 1976, la province aurait compté l'équivalent de 11.8 millions de patients de moins de 50 ans, soit une augmentation de 42 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, 21 % des résidents du Québec ont maintenant plus de 65 ans, ce qui fait que la demande médicale réelle est beaucoup plus élevée : l’équivalent de 17.4 millions de personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 108 %, le vieillissement à lui seul ajoutant l’équivalent de 5.5 millions de patients plus jeunes et d’âge moyen, en plus de la croissance démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents moins de 50 ans » à la population du Québec nous permet d’estimer l’empreinte fiscale du vieillissement.

    Si le Québec comptait encore seulement 8 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 21 % – son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 43.9 milliards de dollars, au lieu des 65.5 milliards de dollars prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires liées au vieillissement, qui s'élèvent à plus de 21 milliards de dollars, le déficit prévu de 11.4 milliards de dollars du Québec se transformerait en un excédent d'environ 10.2 milliards de dollars.

    Cela laisse entendre que le déficit du Québec est structurel. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts de la santé, mais n'ont pas modernisé les systèmes de revenus pour suivre le rythme – contrairement aux réformes du RPC dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers.

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est la principale cause du déficit actuel de la Nouvelle-Écosse.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement des baby-boomers dépassent désormais 1.7 milliards de dollars par an.
    • Si la Nouvelle-Écosse avait encore la même structure par âge qu'en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, le budget de 2025 passerait d'un déficit d'environ 897 millions de dollars à un excédent d'environ 805 millions de dollars, sans modifier aucune politique de dépenses ou de recettes.
    • En bref : le déficit actuel de la Nouvelle-Écosse reflète une lacune structurelle laissée par les gouvernements précédents qui n’ont pas adapté les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population, contrairement à la clairvoyance d’Ottawa qui a adapté le RPC aux revenus de retraite.
    • Les jeunes Canadiens consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    La Nouvelle-Écosse devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d’élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux générations futures. Sans une approche modernisée du financement de la santé, la province s’exposera à des déficits plus importants, à des listes d’attente plus longues et à un sous-investissement persistant dans d’autres priorités. Tout nouveau système de financement doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque résident de la Nouvelle-Écosse âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande médicale.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, la population de la Nouvelle-Écosse était d'environ 835 000 habitants, dont seulement 10 % avaient plus de 64 ans. Cette structure par âge se traduisait par une demande de soins médicaux équivalente à celle de 1.15 million de personnes de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins en soins médicaux étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population de la Nouvelle-Écosse avait atteint environ 1.08 million d'habitants. Si la structure par âge était restée la même qu'en 1976, la province aurait compté l'équivalent de 1.49 million de patients de moins de 50 ans, soit une augmentation de 29 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, 22 % des résidents de la Nouvelle-Écosse ont maintenant plus de 64 ans, ce qui fait que la demande médicale réelle est bien plus élevée : l’équivalent de 2.08 millions de personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 81 %, le vieillissement à lui seul ajoutant l’équivalent de près de 600 000 patients plus jeunes et d’âge moyen, en plus de la croissance démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents moins de 50 ans » à la population de la Nouvelle-Écosse nous permet d’estimer l’empreinte budgétaire du vieillissement.

    Si la Nouvelle-Écosse comptait encore seulement 10 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 22 % – son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 4.3 milliards de dollars, au lieu des 6.0 milliards de dollars prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires de 1.7 milliard de dollars liées au vieillissement de la population, le déficit prévu de 897 millions de dollars de la Nouvelle-Écosse se transformerait en un excédent de 805 millions de dollars.

    Cela laisse entendre que le déficit de la Nouvelle-Écosse est structurel. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, mais n'ont pas modernisé les systèmes de revenus pour suivre le rythme – contrairement aux réformes du Régime de pensions du Canada (RPC) du gouvernement fédéral dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers.

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de la Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est la principale cause du déficit actuel du Nouveau-Brunswick.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement des baby-boomers dépassent désormais 1.2 milliards de dollars par an.
    • Si le Nouveau-Brunswick avait encore la même structure par âge qu'en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, le déficit budgétaire de 549 millions de dollars prévu pour 2025 se transformerait en un excédent de 680 millions de dollars, sans modifier aucune politique de dépenses ou de recettes.
    • En bref : le déficit actuel du Nouveau-Brunswick reflète une lacune structurelle laissée par les gouvernements précédents qui n'ont pas adapté les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population, contrairement à la clairvoyance d'Ottawa qui a adapté le RPC aux revenus de retraite.
    • Les jeunes Canadiens consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    Le Nouveau-Brunswick devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d’élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux différentes générations. Sans une approche modernisée du financement de la santé, la province s’exposera à des déficits plus importants, à des listes d’attente plus longues et à un sous-investissement persistant dans d’autres priorités. Tout nouveau système de revenus doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque résident du Nouveau-Brunswick âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande de soins médicaux.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, la population du Nouveau-Brunswick était d'environ 689 000 habitants, dont seulement 9 % avaient plus de 64 ans. Cette structure par âge se traduisait par une demande de soins médicaux équivalente à celle de 932 000 résidents de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins en soins médicaux étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population du Nouveau-Brunswick avait atteint environ 854 000 habitants. Si la structure par âge était restée la même qu’en 1976, la province aurait compté l’équivalent de 1.2 million de patients de moins de 50 ans, soit une augmentation de 24 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, 23 % des résidents du Nouveau-Brunswick ont ​​maintenant plus de 64 ans, ce qui fait que la demande médicale réelle est beaucoup plus élevée : l’équivalent de 1.7 million de personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 80 %, le vieillissement à lui seul ajoutant l’équivalent de plus d’un demi-million de patients plus jeunes et d’âge moyen, en plus de la croissance démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents de moins de 50 ans » à la population du Nouveau-Brunswick nous permet d’estimer l’empreinte financière du vieillissement.

    Si le Nouveau-Brunswick comptait encore seulement 9 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 23 % – son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 2.9 milliards de dollars, au lieu des 4.1 milliards de dollars prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires liées au vieillissement, qui s'élèvent à plus de 1.2 milliard de dollars, le déficit prévu de 549 millions de dollars du Nouveau-Brunswick se transformerait en un excédent de 680 millions de dollars.

    Cela laisse entendre que le déficit du Nouveau-Brunswick est structurel. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, mais n'ont pas modernisé les systèmes de revenus pour suivre le rythme – contrairement aux réformes du Régime de pensions du Canada (RPC) du gouvernement fédéral dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers.

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de la Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est la principale cause du déficit actuel de l'Île-du-Prince-Édouard.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement des baby-boomers dépassent désormais 278 millions de dollars par an.
    • Si l’Île-du-Prince-Édouard avait encore la même structure d’âge qu’en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, le budget de 2025 passerait d’un déficit d’environ 184 millions de dollars à un excédent d’environ 95 millions de dollars, sans modifier aucune politique de dépenses ou de recettes.
    • En bref : le déficit actuel de l’Île-du-Prince-Édouard reflète une lacune structurelle laissée par les gouvernements précédents qui n’ont pas adapté les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population, contrairement à la clairvoyance d’Ottawa qui a adapté le RPC aux revenus de retraite.
    • Les jeunes Canadiens consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    L’Île-du-Prince-Édouard devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d’élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux différentes générations. Sans une approche modernisée du financement de la santé, la province s’exposera à des déficits plus importants, à des délais d’attente plus longs et à un sous-investissement persistant dans d’autres priorités. Tout nouveau système de revenus doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque résident de l'Île-du-Prince-Édouard âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande médicale.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, l'Île-du-Prince-Édouard comptait environ 119 000 habitants, dont seulement 11 % avaient plus de 64 ans. Cette structure par âge engendrait des besoins médicaux équivalents à ceux de 170 000 résidents de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins médicaux étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population de l'Île-du-Prince-Édouard avait atteint environ 179 000 habitants. Si la structure par âge était restée la même qu'en 1976, la province aurait eu l'équivalent de 256 000 patients de moins de 50 ans, soit une augmentation de 50 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, un résident de l'Île-du-Prince-Édouard sur cinq a maintenant plus de 64 ans, ce qui fait que la demande médicale réelle est beaucoup plus élevée : l'équivalent de 334 000 personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 97 %, le vieillissement à lui seul ajoutant l'équivalent de 78 000 patients plus jeunes et d'âge moyen, en plus de la croissance démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents moins de 50 ans » à la population de l’Île-du-Prince-Édouard nous permet d’estimer l’empreinte financière du vieillissement.

    Si l’Île-du-Prince-Édouard comptait encore seulement 11 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 20 % –, son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 963 millions de dollars, au lieu des 1.24 milliard de dollars prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires liées au vieillissement, qui s'élèvent à 278 millions de dollars, le déficit prévu de 184 millions de dollars de l'Île-du-Prince-Édouard se transformerait en un excédent de 95 millions de dollars.

    Cela laisse entendre que le déficit de l'Île-du-Prince-Édouard est structurel. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, mais n'ont pas modernisé les systèmes de revenus pour suivre le rythme – contrairement aux réformes du Régime de pensions du Canada (RPC) du gouvernement fédéral dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers.

  • Résumé

    • Une nouvelle analyse de l'Université de Colombie-Britannique montre que le vieillissement de la population est la principale cause du déficit actuel de Terre-Neuve-et-Labrador.
    • Les coûts médicaux liés au vieillissement des baby-boomers dépassent désormais 1.4 milliards de dollars par an.
    • Si Terre-Neuve-et-Labrador avait encore la même structure par âge qu'en 1976, lorsque les baby-boomers étaient jeunes, le budget de 2025 passerait d'un déficit d'environ 372 millions de dollars à un excédent d'environ 1 milliard de dollars, sans modifier aucune politique de dépenses ou de recettes.
    • En bref : le déficit actuel de Terre-Neuve-et-Labrador reflète une lacune structurelle laissée par les gouvernements précédents qui n'ont pas adapté les revenus des soins médicaux au vieillissement de la population, contrairement à la clairvoyance d'Ottawa qui a adapté le RPC aux revenus de retraite.
    • Les jeunes Canadiens consacrent aujourd'hui de 20 à 40 % de plus de leurs impôts sur le revenu aux soins médicaux et aux prestations des aînés que ne le faisaient les baby-boomers au même âge. La politique fiscale actuelle oblige donc les milléniaux et la génération Z à subventionner la retraite de leurs proches vieillissants, alors même qu'ils doivent faire face à des coûts de logement beaucoup plus élevés et à une plus grande précarité financière que les générations précédentes.

    Recommandation

    Terre-Neuve-et-Labrador devrait mettre sur pied un groupe de travail « Mieux vaut tard que jamais » afin d’élaborer un plan de financement équitable pour les soins de santé, adapté aux générations futures. Sans une approche modernisée du financement de la santé, la province s’exposera à des déficits plus importants, à des délais d’attente plus longs et à un sous-investissement persistant dans d’autres priorités. Tout nouveau système de financement doit protéger les aînés vulnérables, stabiliser les finances provinciales et alléger le fardeau des jeunes générations dont le bien-être se détériore.

    Preuves clés

    Les dépenses médicales augmentent fortement avec l'âge : environ 3 000 $ par personne de moins de 50 ans, environ 10 000 $ à 70 ans et près de 37 000 $ à 90 ans. Chaque résident de Terre-Neuve-et-Labrador âgé de 65 ans et plus représente environ quatre patients de moins de 50 ans en termes de demande médicale.

    Ce ratio nous permet d'estimer l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses médicales provinciales, indépendamment de la croissance démographique globale.

    En 1976, Terre-Neuve-et-Labrador comptait environ 562 000 habitants, dont seulement 6.5 % avaient plus de 64 ans. Cette structure par âge se traduisait par des besoins en soins de santé équivalents à ceux de 710 000 résidents de moins de 50 ans. Les baby-boomers ont donc grandi dans une province plus jeune, où les besoins en soins de santé étaient corrélativement moindres.

    En 2024, la population de Terre-Neuve-et-Labrador avait diminué pour atteindre environ 545 000 habitants. Si la structure par âge était restée la même qu’en 1976, la province aurait eu l’équivalent de 688 000 patients de moins de 50 ans, soit une baisse de 3 % de la demande médicale, proportionnelle à la croissance démographique.

    Cependant, un résident de Terre-Neuve-et-Labrador sur quatre a maintenant plus de 64 ans, ce qui accroît considérablement la demande médicale : l’équivalent de 1.1 million de personnes de moins de 50 ans. Cela représente une augmentation globale de 53 %, le vieillissement à lui seul ajoutant l’équivalent de 400 000 patients plus jeunes et d’âge moyen, malgré le déclin démographique.

    L’application de ce cadre d’analyse des « équivalents moins de 50 ans » à la population de Terre-Neuve-et-Labrador nous permet d’estimer l’empreinte financière du vieillissement.

    Si Terre-Neuve-et-Labrador comptait encore seulement 6.5 % de sa population âgée de 65 ans et plus – et non 24.5 % – son plan de dépenses en soins médicaux pour 2025 s’élèverait à 3.1 milliards de dollars, au lieu des 4.5 milliards de dollars prévus dans le budget de 2025.

    Sans ces dépenses supplémentaires de 1.4 milliard de dollars liées au vieillissement de la population, le déficit prévu de 372 millions de dollars de Terre-Neuve-et-Labrador se transformerait en un excédent de 1 milliard de dollars.

    Cela laisse entendre que le déficit de Terre-Neuve-et-Labrador est structurel. Il y a plusieurs décennies, les gouvernements successifs avaient compris que le vieillissement de la population entraînerait une hausse des coûts médicaux, mais n'ont pas modernisé les systèmes de revenus pour suivre le rythme – contrairement aux réformes du Régime de pensions du Canada (RPC) du gouvernement fédéral dans les années 1990, qui anticipaient le recours accru aux prestations de retraite publiques par les baby-boomers.

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