Un nouvel article dans le Journal fiscal canadien apporte rigueur et crédibilité académiques à notre projet de rendre la Sécurité de la vieillesse (SV) responsable, moderne et équitable.
Paul Kershaw, fondateur de Gen Squeeze et professeur de politiques publiques à l'Université de la Colombie-Britannique, documente les recherches et modélisations qu'il a menées pour formuler notre recommandation de réforme du Programme de variabilité sociale (PVS). Ces données démontrent pourquoi il serait judicieux d'abaisser le seuil d'admissibilité au PVS de 182 000 $ à 100 000 $ de revenu familial, afin de consolider les finances publiques canadiennes de manière équitable pour les générations futures.
Cet article décrit la modélisation détaillée que nous avons réalisée sur six scénarios de réforme de la sécurité de la vieillesse afin d'évaluer l'ampleur et la répartition des impacts. Il aborde également l'intérêt de supprimer progressivement deux crédits d'impôt pour la retraite obsolètes et peu connus, qui n'apportent aucun soutien aux retraités les plus modestes.
Lire l'article complet
Mieux vaut tard que jamais : options politiques pour moderniser les crédits d’impôt pour les personnes handicapées et la retraite
RÉSUMÉ
Le système canadien de revenu de retraite a besoin d'être modernisé. En 2025, la Sécurité de la vieillesse (SV) versera plus de 18 000 $ par année aux couples retraités dont le revenu familial s'élève à 182 000 $, tandis que près de 400 000 Canadiens âgés demeureront sous le seuil de pauvreté.
Avec un coût de 86 milliards de dollars par année, la subvention pour les aînés (SV) représente le plus important transfert fédéral et la principale source de croissance des dépenses, contribuant ainsi au déficit d’exploitation. Les jeunes Canadiens cotisent aujourd’hui de 20 à 40 % de plus en impôt sur le revenu pour assurer une retraite saine aux aînés que ne le faisaient autrefois les baby-boomers, tandis que les programmes de logement, de garde d’enfants et d’éducation postsecondaire reçoivent relativement peu de nouveaux fonds. S’appuyant sur le plan de réforme proposé par le premier ministre Chrétien au milieu des années 1990, sur un récent examen du vérificateur général et sur de nouvelles modélisations par microsimulation, cet article évalue six options politiques visant à réajuster les seuils de recouvrement de la SV et à éliminer progressivement les crédits d’impôt pour les personnes âgées et les pensions.
L'analyse montre que réorienter les prestations vers les retraités financièrement aisés disposant de revenus à six chiffres pourrait dégager entre 14 et 19 milliards de dollars par an, soit suffisamment pour éradiquer la pauvreté chez les aînés, accroître les investissements dans les jeunes générations et réduire le déficit sans augmenter les impôts. Ces réformes de la sécurité du revenu de retraite illustreraient parfaitement l'adage « mieux vaut tard que jamais » et permettraient de faire progresser plusieurs priorités énoncées dans la lettre de mandat du Premier ministre Carney.
PRÉCIS
Le système de revenu de retraite au Canada doit être modernisé. En 2025, la Sécurité de la vieillesse (SV) versera plus de 18 000 $ par an aux couples retraités dont le revenu familial est de 182 000 $, tout en laissant près de 400 000 Canadiens âgés sous le seuil de la pauvreté.
Avec un coût annuel de 86 milliards de dollars, la SV est le plus gros transfert fédéral et la plus grande source d'augmentation des nouvelles dépenses, ce qui alourdit le déficit de fonctionnement. Les jeunes Canadiens versent aujourd'hui de 20 à 40 pour cent de plus en impôts sur le revenu pour assurer une retraite confortable aux personnes âgées que ce que payaient autrefois les baby-boomers, tandis que les programmes pour le logement, la garde d'enfants et l'éducation postsecondaire reçoivent relativement peu de nouveaux fonds. S'appuyant sur le plan de réforme présenté par le premier ministre Chrétien au milieu des années 1990, sur un récent examen de la vérificatrice générale et sur une nouvelle modélisation par microsimulation, cet article met en avant six options stratégiques visant à recalibrer les seuils de récupération de la SV et à supprimer progressivement les crédits d'impôt en raison de l'âge et pour le revenu de pension.
L'analyse montre que la réorientation des prestations versées aux retraites financièrement à l'aise, c'est-à-dire ceux dont les revenus dépassent les 100 000 $, permettra d'économiser entre 14 et 19 milliards de dollars par année. Cela représente une somme suffisante pour éliminer la pauvreté chez les personnes âgées, accroître les investissements dans les jeunes générations et réduire le déficit sans augmenter les impôts. Ces réformes visant à assurer la sécurité du revenu de retraite seraient un exemple parfait de « mieux vaut tard que jamais » pour faire avancer les multiples réalités dans la lettre de mandat du premier ministre Carney.