Nos solutions politiques globales pour soutenir les jeunes familles
Nous pouvons alléger la pression sur les jeunes familles en leur fournissant des aides financières de qualité et des services de garde d'enfants, ainsi que de meilleures options pour concilier vie familiale et vie professionnelle.

Principes directeurs
Notre cadre de solutions est guidé par ces principes fondamentaux :
Equité de genre
De nombreuses inégalités entre les femmes et les hommes trouvent leur origine dans les décisions relatives aux soins aux personnes dépendantes. Les hommes ont encore tendance à assumer moins de responsabilités en la matière, ce qui accentue la pression sur les femmes qui peinent à concilier travail et famille. Ce phénomène n'a jamais été aussi flagrant que pendant la pandémie, lorsque les perturbations dans les écoles et les services de garde ont entraîné ce que l'on a appelé une « récession féminine ». Les solutions politiques proposées par Gen Squeeze permettront au Canada de progresser vers une plus grande équité entre les sexes, en garantissant aux femmes comme aux hommes l'accès aux joies et aux contraintes du marché du travail, ainsi qu'à celles des soins à domicile.
Pas de pauvreté
Les aides au revenu pour les parents de jeunes enfants devraient être suffisamment élevées pour garantir qu'aucune famille ne vive dans la pauvreté. Les familles monoparentales et les familles avec enfants figurent parmi les groupes les plus susceptibles de connaître la pauvreté au Canada, et les groupes marginalisés et racialisés sont exposés à des risques accrus. Les jeunes sont aujourd'hui plus vulnérables économiquement que les personnes âgées, en raison de la stagnation des salaires et de la hausse des coûts, notamment du logement et de l'éducation. Les solutions politiques de Gen Squeeze visent à atténuer les difficultés financières des jeunes familles en promouvant des services de garde d'enfants abordables et un congé parental inclusif et adéquat.
Notre formule de base
Passer suffisamment de temps en famille
Donner la priorité à la génération qui élève de jeunes enfants, c'est s'assurer qu'elle dispose du temps et des ressources nécessaires pour assumer pleinement le rôle de parent, un rôle essentiel pour nous tous. Cela commence dès les premiers instants suivant la naissance, avec notre système de congé parental. Il est grand temps de réformer ce système afin de le rendre plus inclusif, d'améliorer les prestations et de favoriser le partage du congé entre les parents.
Nous estimons le coût annuel de ces améliorations à moins de 6 milliards de dollars. Cela peut paraître beaucoup, mais il faut garder à l’esprit que l’augmentation annuelle des prestations de la Sécurité de la vieillesse atteindra bientôt 27 milliards de dollars. Un Canada équitable pour toutes les générations, c’est investir dans le bien-être de chacun, dès le plus jeune âge.
Supprimer le congé parental de l'assurance-emploi afin qu'il soit accessible à tous les ménages.
Le congé parental ne s’accorde pas avec le système d’assurance-emploi (AE) du Canada. L’AE vise à maintenir un revenu en cas de perte ou de perturbation d’emploi. Le congé parental, quant à lui, relève de notre responsabilité collective en matière de services sociaux et vise à soutenir les parents dans l’éducation des générations futures de travailleurs, de bénévoles et de citoyens sur lesquels nous aurons tous besoin. Tous les enfants devraient bénéficier de temps protégé avec des parents disposant d’un revenu suffisant pour leur assurer le meilleur départ dans la vie. Nous pouvons respecter cet engagement en garantissant l’accès à l’ensemble des avantages du congé parental canadien, indépendamment du statut d’emploi des parents.
Lier les prestations parentales à l'assurance-emploi (AE) a pour conséquence de reproduire les inégalités socioéconomiques et du marché du travail en matière d'accès au congé parental. Un tiers des femmes ne sont pas admissibles aux prestations parentales de l'AE en raison de la nature de leur emploi, de leurs heures de travail ou d'autres critères d'admissibilité. Les femmes ayant des revenus plus élevés sont plus susceptibles de pouvoir demander un congé parental. Pour les familles dont le revenu annuel est inférieur à 20 000 $, seulement 50 % ont reçu des prestations. Pour les familles dont le revenu est supérieur à 60 000 $, ce taux dépasse les 80 %. UNICEF Canada observe : « la politique de congé parental discrimine les enfants dont les parents sont au chômage, sous-employés, en situation d'emploi précaire, travailleurs dans des emplois non réglementés, étudiants, mères adolescentes et ceux qui, tout simplement, ne gagnent pas suffisamment d'argent pour prendre un congé au taux de remplacement du salaire prévu par le programme. »
Augmenter les prestations de congé parental
La durée du congé parental est conditionnée par la rémunération de ce congé. Gen Squeeze recommande d'augmenter les prestations financières versées aux parents pendant le congé parental. Ces prestations devraient être suffisamment élevées pour éviter que les familles ne basculent dans la pauvreté, surtout durant les premières années cruciales où la pauvreté est très répandue au Canada et peut avoir des conséquences à vie.
Le congé parental actuel ne remplace que 55 % du salaire hebdomadaire pendant une période maximale de 12 mois, et ce taux tombe à 33 % pour un congé prolongé (12 à 18 mois). Comparativement aux autres pays de l'OCDE, 29 offrent des prestations plus généreuses que le Canada. La Convention internationale du Travail sur la maternité et la Commission européenne ont fixé à 66 % le taux minimal de remplacement du salaire pendant le congé parental. De toute évidence, le Canada accuse un retard considérable par rapport aux normes internationales.
Voici à quoi pourraient ressembler les nouvelles prestations minimales et maximales :
- Nouvelle prestation minimale : 650 $ par semaine. Ce montant est proche du maximum actuel. La prestation minimale de congé parental devrait garantir que les parents n’élèvent pas leurs nourrissons dans la pauvreté.
- Nouvelle allocation maximale : un peu plus de 1 000 $ par semaine. Ce montant correspond à 80 % du revenu annuel du parent, plafonné à 68 000 $ (revenu médian), et ajusté annuellement en fonction de l’inflation. Cette mesure permettrait d’augmenter les revenus pendant le congé parental jusqu’à 24 000 $ par an.
L'augmentation des prestations minimales et maximales permettrait d'alléger les difficultés financières rencontrées par les parents souhaitant privilégier leur temps précieux auprès de leur nouveau-né. Ceci est d'autant plus important que les progrès en matière de rétablissement de l'accessibilité au logement, par le biais d'un réalignement des prix de l'immobilier sur les revenus du travail, sont lents. Face à des coûts de logement aussi élevés, un congé parental ne devrait pas représenter une dépense équivalente à un nouveau remboursement d'emprunt immobilier ou à un loyer supplémentaire.
Augmenter le montant maximal des prestations permettrait de modifier la façon dont le système actuel tend à dissuader le parent aux revenus les plus élevés de prendre un congé, en raison du coût financier plus important. Du fait des écarts de rémunération persistants entre les sexes, les personnes aux revenus les plus élevés sont encore majoritairement des hommes, ce qui signifie que les niveaux maximaux actuels de congé parental perpétuent les inégalités dans la répartition du travail et des responsabilités familiales.
Il est également judicieux d'investir dans l'augmentation des prestations de congé parental, car l'alternative - Soins aux nourrissons dans les structures de garde d'enfants - L'offre de services est limitée et coûteuse. Les professionnels de la petite enfance peuvent assurer des soins de qualité à un nombre réduit de nourrissons qu'à des enfants de trois ou quatre ans, en raison du faible ratio personnel/enfants requis. Permettre aux parents de consacrer suffisamment de temps à leur nouveau-né à la maison est un moyen rentable de favoriser des expériences précoces de qualité et un attachement sain.
Promouvoir le congé parental partagé
Le congé parental partagé présente de nombreux avantages. Les deux parents passent plus de temps avec leur nouveau-né. Ils partagent également la responsabilité de travailler et de s'occuper de l'enfant. Plus largement, le congé partagé peut contribuer à déconstruire les divisions genrées des tâches domestiques qui contribuent aux inégalités salariales et perpétuent le plafond de verre.
Gen Squeeze recommande que la politique canadienne en matière de congé parental réserve du temps de congé aux DEUX parents. Nous reconnaissons que cela n'est pas pertinent pour les parents monoparentaux, qui conserveraient le même droit à la même durée totale de congé que les familles biparentales. Voici un exemple de ce à quoi cela pourrait ressembler :
- 6 mois de congé payé pour le parent 1
- 6 mois de congé payé pour le parent 2
- Un congé payé de 6 mois à partager entre le parent 1 et le parent 2 à leur discrétion.
Pour inciter les deux parents à prendre un congé, nous suggérons d'attribuer six mois à chacun, selon le principe « à prendre ou à perdre ». Ce congé ne pourrait être transféré à l'autre parent. En revanche, les six derniers mois pourraient être pris par l'un ou l'autre parent, ou partagés entre eux, selon les préférences de la famille.
Nous préconisons ce modèle en réponse aux données probantes confirmant que les congés de maternité de plus de 12 mois renforcent les schémas et normes sociétaux qui contribuent à perpétuer les inégalités salariales entre les sexes et d'autres obstacles à l'emploi pour les femmes. De plus, permettre aux hommes de prendre un congé de maternité offre aux pères l'opportunité de s'investir pleinement dans la création de liens forts et durables avec leurs jeunes enfants.
Horaires de travail plus flexibles
Nous pouvons aider les parents à mieux concilier responsabilités familiales et travail rémunéré en adoptant des pratiques de travail plus flexibles. Récemment études Il est confirmé que la semaine de travail de quatre jours peut réduire le stress et l'anxiété des travailleurs, et améliorer la fidélisation et la satisfaction. - Le tout sans compromettre la productivité. Les expérimentations que de nombreux employeurs ont été contraints de mener pendant la pandémie ont confirmé que le télétravail ou les formules hybrides sont efficaces et préférables pour de nombreux employés qui apprécient la réduction du temps de trajet domicile-travail, ainsi qu'une plus grande flexibilité et une meilleure autonomie pour concilier vie professionnelle et vie familiale.
L’élaboration de politiques concernant le temps de travail flexible n’en est qu’à ses débuts, et nous sommes donc ouverts aux solutions nouvelles et émergentes. Le Canada post-pandémique traverse encore une période complexe où il doit trouver un équilibre entre les attentes des employeurs en matière de renforcement d’équipe au bureau et le désir des employés de flexibilité. Toutefois, il semble que ces enjeux soient là pour durer. Surtout avec les récentes évolutions de la situation. enquêtes des jeunes travailleurs confirmant l'importance qu'ils accordent à l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et identifiant les modalités de travail hybrides et à distance comme des considérations clés dans le choix et la fidélisation d'un emploi.
Assez de temps au travail
Après un congé parental pour s'adapter à leur nouveau-né et profiter de moments précieux avec lui, de nombreux parents souhaitent ou ont besoin de reprendre le travail. C'est pourquoi des services de garde d'enfants abordables et de qualité constituent un soutien essentiel pour les jeunes familles.
Heureusement, le Canada a fait de grands progrès en matière de services de garde d'enfants ces dernières années, le gouvernement fédéral s'étant engagé en 2021 à mettre en œuvre un programme national de services de garde à 10 $ par jour, en collaboration avec les provinces et les territoires. Cette victoire politique est le fruit de années de plaidoyer de la part de Gen Squeeze et d'autres leaders du secteur de la petite enfance, comme Garde d'enfants maintenant et la 10 $ par jour campagne en Colombie-Britannique. En effet, la formulation de cette nouvelle politique comme « 10 $/jour » reflète un langage qui trouve son origine dans la Laboratoire Gen Squeeze.
Bien que les investissements récents dans les services de garde d’enfants soient historiques, il reste encore beaucoup à faire pour garantir que des services de qualité soient abordables et accessibles à toutes les familles canadiennes. Nos recommandations indiquent la voie à suivre.
Garantir l'accès à des services de garde d'enfants abordables pour toutes les familles
Les nouveaux investissements canadiens dans les services de garde d'enfants prévoient un budget de 10 $ par jour. moyen frais pour les familles. Gen Squeeze recommande de fixer le tarif à 10 $ par jour. maximales frais, et pas seulement la moyenne - une recommandation reprise par autresNous savons que c'est faisable, car cinq juridictions Plusieurs provinces canadiennes ont désormais fixé les frais à 10 $ par jour ou moins : le Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, le Manitoba, la Saskatchewan et le Nunavut.
Nous recommandons également qu'aucuns frais ne soient facturés aux familles à faible revenu, que nous définissons comme les familles dont le revenu annuel est inférieur à environ 40 000 $. - sous réserve d'ajustements liés à l'inflation.
Garantir l'accès à la garde d'enfants pour toutes les familles
En 2021, il n'y avait suffisamment de places autorisées que pour 29 % pour les enfants de 0 à 12 ans. Dans le cadre des ententes pancanadiennes sur la garde d’enfants, les gouvernements se sont engagés à créer 250 000 nouvelles places agréées d’ici 2025-2026. Or, à ce jour, les mesures prises pour atteindre cet objectif sont bien trop insuffisantes. Les gouvernements provinciaux ont tendance à compter sur les fournisseurs de services de garde existants pour accroître leur capacité (alors que bon nombre d’entre eux sont déjà surchargés), sans investir suffisamment dans de nouvelles installations.
Des services de garde d'enfants abordables ne suffisent pas si les parents ne trouvent pas de places dans leur quartier. Il est nécessaire d'accroître les investissements afin de créer les espaces requis pour répondre à la demande croissante des parents qui souhaitent occuper un emploi rémunéré. Cela implique d'élaborer et de financer un plan d'expansion pour les services de garde publics et sans but lucratif qui répondent aux besoins des communautés locales, y compris les programmes et les installations gérés par les Autochtones.
Garantir des services de garde d'enfants de qualité en recrutant et en fidélisant suffisamment de professionnels rémunérés équitablement
La pandémie a mis en évidence, de manière criante, le rôle essentiel des professionnels de la petite enfance. Leur travail acharné au quotidien permet à d'autres de continuer à exercer leur métier, ce qui, par ricochet, fait tourner l'économie pour le bien de tous. En effet, le rapport de 2024… Stimuler la croissance : Les avantages économiques du programme canadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants à 10 $ par jour, ont démontré que ce programme a augmenté le PIB national de 32 milliards de dollars depuis 2019. Nous devrions tous remercier les services de garde d'enfants à 10 $ par jour d'avoir empêché le Canada de connaître une récession technique!
Les professionnels de la petite enfance devraient être rémunérés en fonction de l'importance de leur travail, ainsi que de leurs compétences et de leur formation. Nous avons besoin d'éducateurs de la petite enfance qualifiés pour proposer des activités stimulant le développement des enfants dont ils ont la charge. Lorsque ces professionnels possèdent le même niveau de formation que les enseignants du primaire, leur rémunération devrait être équivalente.
Toutes les provinces et tous les territoires reconnaissent que les éducateurs de la petite enfance sont sous-payés. Pour que le secteur devienne concurrentiel et efficace, les grilles salariales et les structures de rémunération doivent être réformées. Les grilles salariales actuelles varient considérablement d'une province ou d'un territoire à l'autre.
Le « Salaires, avantages sociaux et pensions » rapport élaboré par Garde d'enfants maintenantLe tableau des politiques nationales sur la main-d'œuvre dans le domaine de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants recommande l'utilisation de des principes directeurs Lors de l’élaboration des grilles salariales, chaque province et territoire devrait tenir compte du coût de la vie, de la compétitivité par rapport aux autres secteurs, des années d’expérience, des qualifications et des responsabilités professionnelles. La formation formelle et les connaissances traditionnelles autochtones devraient être reconnues et valorisées.
Une rémunération insuffisante constitue un obstacle majeur au recrutement et à la fidélisation des éducateurs qualifiés de la petite enfance. enquête fait par Éducateurs de la petite enfance de la Colombie-Britannique L’ECEBC a constaté que 45 % des services de garde en Colombie-Britannique ont déclaré perdre plus de personnel qu’ils n’en recrutent en raison de salaires, d’avantages sociaux et de conditions de travail inadéquats. Les recherches démontrent qu’un service de garde de qualité pour les enfants d’âge préscolaire exige un faible nombre d’enfants par rapport au nombre d’adultes responsables – un nombre même inférieur à celui généralement constaté dans les classes de maternelle. Assurer des ratios adéquats implique de pouvoir recruter et fidéliser du personnel qualifié, et de fournir des ressources supplémentaires aux enfants ayant des besoins particuliers.
Mieux vaut répartir le temps de travail sur une vie plus longue : moins d'heures par an, mais plus d'années de travail.
Les Canadiens vivent aujourd'hui en moyenne de 7 à 10 ans de plus qu'au moment de la création de nos systèmes de sécurité du revenu de retraite destinés à répondre ( avec succès! Alors que les taux de pauvreté étaient alors élevés chez les retraités, la baisse de la fécondité a entraîné une diminution du nombre de personnes en âge de travailler contribuant aux recettes fiscales nécessaires au financement des retraites (et autres prestations). De ce fait, nous offrons aujourd'hui aux retraités des services équivalents, voire supérieurs, avec seulement trois actifs contribuables par retraité, contre sept actifs pour sept retraités auparavant. Ces conséquences se font sentir sur les finances publiques. - et équité intergénérationnelle - sont énormes.
C’est dans ce contexte que Gen Squeeze recommande que toutes les politiques qui contribuent à façonner nos attentes en matière d’emploi prennent en compte le lien entre le nombre total d’heures travaillées par an et le nombre total d’années travaillées tout au long de la vie. Aider les travailleurs à trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle chaque année d’emploi doit s’accompagner d’une discussion sur l’âge auquel nous pouvons prétendre aux prestations de retraite, telles que la sécurité de la vieillesse.
L'allongement de l'espérance de vie pourrait justifier qu'on demande à de nombreux Canadiens en âge de travailler de travailler plus longtemps avant de pouvoir prétendre à la pension de réversion. Surtout si cette prolongation de la vie active contribue à financer les programmes publics nécessaires à un meilleur équilibre entre travail et vie personnelle tout au long de notre présence sur le marché du travail. Des programmes comme un congé parental plus long et plus généreux, des services de garde d'enfants abordables et de qualité, un transport en commun accessible et fiable, et des logements abordables, que l'on soit propriétaire ou locataire.
L'idée de relever l'âge d'admissibilité à la SV (Senior Visa) a peu de chances d'être populaire. Surtout quand les travailleurs d'aujourd'hui sont confrontés à une génération du baby-boom qui n'a pas eu à faire ces compromis. - mais jouissent tout de même d'une plus grande richesse que leurs prédécesseurs. Malgré cela, une meilleure répartition du travail rémunéré que nous effectuerons chacun tout au long de notre vie (plus longue) peut contribuer à trouver l'équilibre que beaucoup d'entre nous recherchent actuellement.
En contrepartie d'une vie professionnelle plus longue, il faudrait réduire le temps de travail chaque année. Comme indiqué précédemment, de plus en plus d'éléments prouvent que… Semaines de travail de 4 jours Cela présente des avantages en termes de productivité au travail et de fidélisation des employés. On peut également envisager d'adapter les cotisations aux heures supplémentaires, à l'assurance-emploi et au Régime de pensions de la fonction publique du Canada payées par les employeurs afin de réduire les coûts pour les entreprises qui emploient jusqu'à 35 heures par semaine, et d'augmenter les coûts pour les heures supplémentaires.
Grâce à de nouvelles mesures incitatives, les employeurs pourraient réduire la semaine de travail à temps plein de 3 à 5 heures en moyenne pour 50 % des hommes et 33 % des femmes qui travaillent actuellement plus de 40 heures par semaine. Ces employés accepteraient de renoncer à une partie de leur salaire net (ou à de futures augmentations salariales) afin de gagner quatre semaines de travail supplémentaires par année. Des modifications à l’Allocation canadienne pour enfants permettraient de garantir que toute réduction du temps de travail n’entraîne pas de baisse de revenu pour les familles à faible revenu, ce qui est particulièrement important pour certains parents monoparentaux. Les employés à temps partiel bénéficieraient de meilleures perspectives d’emploi. Dans les foyers biparentaux, le nombre total d’heures travaillées par les parents pourrait demeurer inchangé, mais ces heures pourraient être réparties plus équitablement entre eux.
Il est plus facile de concilier travail et famille si le travail n'occupe pas une place aussi importante dans notre temps. Réduire son temps de travail chaque année en échange d'une durée d'emploi plus longue tout au long de sa vie pourrait constituer un compromis raisonnable pour de nombreux jeunes, qui déclarent que le travail est « au cœur de leur identité mais qui considèrent également le fait de passer suffisamment de temps à la maison et en famille comme une priorité. C'est particulièrement vrai pour les familles qui élèvent de jeunes enfants, où les contraintes de temps et financières sont particulièrement importantes.
Références
Le cadre de politique familiale a été élaboré sur la base de recherches menées à l'Université de Partenariat pour l'apprentissage précoce des enfants (HELP) HELP, un centre de recherche de l'Université de la Colombie-Britannique où se trouve le laboratoire Gen Squeeze, est un pôle international de connaissances sur le développement du jeune enfant et son impact sur la santé tout au long de la vie.
Le contenu relatif à la garde d'enfants s'inspire des travaux de l'organisation nationale Mouvement Child Care Now , le Coalition des défenseurs des services de garde d'enfants de la Colombie-Britannique et les éducateurs de la petite enfance de la Colombie-Britannique. Recherche sur les services de garde d'enfants et les progrès réalisés en vue d'atteindre l'objectif de 10 $ par activité ludique, menée par Centre canadien de politiques alternatives elle contribue également à définir le cadre. Parmi les autres groupes auprès desquels nous recherchons des idées et de l'inspiration, on peut citer : UNICEF Canada et la Repenser les politiques de soins et de travail projet de recherche.
Ce cadre s'appuie sur des recherches récentes concernant la flexibilité du temps de travail, et en particulier la semaine de 4 jours. Importation et canadienne mouvements. Plusieurs enquêtes récentes ont exploré les attitudes, les valeurs et les pressions auxquelles sont confrontés les jeunes Canadiens, y compris celles de 2023. Enquête Deloitte auprès de la génération Z et des Millennials , l'exploration par Abacus Data de la manière dont Le coût inabordable du logement influence les décisions des jeunes Canadiens et les données de Statistique Canada sur la façon dont Les obstacles socio-économiques ont un impact sur le bien-être des jeunes Canadiens .