Transmettre la dette publique

Les jeunes Canadiens d'aujourd'hui héritent d'une dette publique trois fois supérieure à celle de leurs homologues de la fin des années 1970 (avant même d'y ajouter les dépenses liées à la pandémie). Cet endettement accru est la conséquence prévisible d'une augmentation des dépenses plus rapide que celle des recettes, et d'un manque de transparence quant aux risques inhérents à cette approche. Les nouvelles dépenses ont principalement servi à financer l'augmentation des soins médicaux et des prestations de soutien du revenu pour les 65 ans et plus. Or, les dirigeants politiques refusent de demander aux aînés de contribuer équitablement au coût de ces programmes, malgré la capacité contributive accrue dont disposent nombre d'entre eux grâce à l'augmentation de leur patrimoine immobilier. En conséquence, les gouvernements ont choisi de s'adapter en augmentant le fardeau de la dette et en réduisant les dépenses ailleurs, notamment dans les programmes et services destinés aux jeunes Canadiens.