Atteindre notre objectif

Gen Squeeze met fin à notre dépendance aux prix élevés et croissants des maisons en incitant le Canada à...

  • Les gouvernements canadiens ont longtemps cru que la hausse des prix de l'immobilier stimulerait la croissance économique. Cette stratégie a nui aux jeunes, aux locataires et aux nouveaux arrivants, qui se retrouvent de plus en plus exclus du marché du logement, devenu inabordable.

    Pour rétablir l’abordabilité pour tous, Gen Squeeze encourage les Canadiens et leurs gouvernements à célébrer la stagnation des prix de l'immobilier Pour que les revenus puissent suivre. La stagnation des prix ne doit pas être perçue comme un signe de faiblesse du marché immobilier. Cette vision des choses suppose que le logement est avant tout un investissement pour accroître son patrimoine, et non un lieu où se sentir chez soi. Nous ne pouvons plus poursuivre une stratégie économique qui rend le coût de la vie prohibitif pour les Canadiens, compte tenu de leurs revenus. La stagnation des prix de l'immobilier permettra de privilégier la valorisation du travail acharné dès aujourd'hui, comme ce fut le cas pour les générations précédentes.

  • Le compromis politique que nous avons conclu au Canada oblige les jeunes à sacrifier leur niveau de vie pour protéger le patrimoine immobilier accumulé par les générations précédentes. Il est temps de reconnaître ce sacrifice et de récompenser les jeunes pour leur remarquable solidarité intergénérationnelle.

    Nous pouvons commencer par cibler certains économies réalisées grâce à la réforme de la sécurité de la vieillesse réduire les coûts liés au logement, à la garde d'enfants, à l'éducation et autres pour les jeunes.

    Nous pouvons également attribuer un prix à inégalités en matière de logement En ajoutant une légère surtaxe sur les maisons de plus d'un million de dollars. Cette surtaxe ne s'appliquera qu'aux 12 % des propriétés les plus chères – la grande majorité des Canadiens ne paieront pas un sou de plus. Elle contribuera toutefois à freiner la hausse des prix de l'immobilier, permettant ainsi aux revenus de suivre la même tendance et témoignant de l'attachement au rêve canadien selon lequel une maison décente devrait être accessible à tous ceux qui travaillent dur.

  • Le prix moyen des logements a augmenté de plus de 300 % depuis 2000. Pourtant, sur la même période, Statistique Canada indique que l'inflation totale a progressé de 48 %. Il y a là un décalage important.

    Infographie : La mauvaise mesure de l'inflation risque d'alimenter la flambée des prix de l'immobilier

    Gen Squeeze exhorte Statistique Canada à corriger sa mesure erronée de l'inflation, qui ne tient pas suffisamment compte de la hausse des prix de l'immobilier et envoie ainsi de mauvais signaux à la Banque du Canada pour orienter sa politique d'inflation. Cela explique pourquoi les hausses des prix des aliments et de l'essence ont entraîné des hausses de taux d'intérêt, contrairement à des décennies d'augmentation des prix de l'immobilier.

    Sous-estimer l'inflation entretient le système de crédit bon marché. Les faibles taux d'intérêt réduisent le coût des prêts hypothécaires importants. Les acheteurs, capables d'emprunter davantage, font grimper les prix. Or, la hausse des prix n'est pas correctement reflétée par les données sur l'inflation. Il s'agit d'un cercle vicieux dangereux pour notre système immobilier.

    Infographie : Ne vous laissez pas berner par le système de crédit à bas coût

    Certains primo-accédants pourraient se réjouir des faibles taux d'intérêt appliqués aux prêts hypothécaires colossaux nécessaires pour combler l'écart considérable entre le prix des logements et leurs revenus. Mais cette stratégie individuelle s'inscrit dans des tendances plus générales qui fonctionnent. à opposer à Les primo-accédants. Les propriétaires actuels, disposant de plus de capitaux, profitent des faibles taux d'intérêt pour surenchérir sur leurs concurrents novices. C'est pourquoi les données du recensement révèlent que davantage de maisons neuves sont achetées par des investisseurs et qu'un propriétaire canadien sur six possède désormais plusieurs propriétés.