Recommandations pour le budget fédéral d'automne 2025
Le Canada peut réduire la pression sur le budget de fonctionnement fédéral et maîtriser la hausse des coûts de défense sans augmenter les impôts. Voici notre plan.
Dans sa lettre de mandat, le premier ministre Carney s'engage à réduire les coûts et à aider les Canadiens à progresser., catalyser une industrie du logement moderne, et réduire les dépenses publiques inutiles.
Alors que le gouvernement s’efforce de concrétiser cette vision, la modernisation des subventions du revenu de retraite mérite un examen immédiat. Des changements responsables visant à mieux adapter les politiques de retraite créées il y a des décennies aux besoins actuels sont nécessaires pour assurer un soutien durable au revenu des retraités, tout en augmentant les fonds afin de réduire les coûts et d’enrayer la détérioration du bien-être des jeunes Canadiens. Le tout sans augmentation d’impôt.
La nécessité de moderniser le système de retraite canadien n'est pas nouvelle. Dans les années 1990, gouvernement Chrétien Il a été souligné que des réformes étaient nécessaires pour gérer les pressions exercées par le vieillissement de la population canadienne et réduire le fardeau financier des jeunes générations. M. Chrétien a amorcé ce processus par des changements radicaux visant à assurer la viabilité du Régime de pensions du Canada – dont le succès constitue aujourd’hui un élément clé de son héritage en tant que premier ministre. Alors que le Canada doit faire face aux menaces économiques américaines, à l’insécurité mondiale croissante et à l’augmentation des déficits, il est aujourd’hui « mieux vaut tard que jamais » de mettre en œuvre des réformes similaires à la Sécurité de la vieillesse et à la politique fiscale de la retraite.
Recommandation 1 : Moderniser les seuils de revenu d’admissibilité à la sécurité de la vieillesse
Le concessionnaire Vérificateur général Une étude récente a conclu qu'Ottawa ignore les résultats obtenus par notre programme de Sécurité de la vieillesse (SV), malgré des dépenses qui dépasseront 86 milliards de dollars cette année (près du cinquième du budget fédéral) et qui atteindront plus de 100 milliards de dollars d'ici 2029. Compte tenu de l'ampleur de cet investissement, notre incapacité à garantir que ces fonds permettent à tous les aînés de sortir de la pauvreté souligne clairement la nécessité d'une réforme.
La SV se distingue par sa générosité envers les familles financièrement stables, notamment par rapport à d'autres programmes de soutien du revenu. Elle verse 18 000 $ par année en prestations en espèces financées par les contribuables aux couples retraités dont le revenu s'élève à 180 000 $. À titre de comparaison, l'Allocation canadienne pour enfants est réduite dès 79 000 $ de revenu familial, alors même que les familles avec enfants connaissent des taux de pauvreté plus élevés, un patrimoine plus faible et sont plus susceptibles d'avoir des difficultés à se loger à un prix abordable.
Le Canada pourrait financer les investissements accrus nécessaires pour éliminer complètement la pauvreté chez les aînés et offrir un soutien supplémentaire à d'autres groupes en situation de précarité économique en relevant le seuil de revenu à partir duquel les prestations de la pension de retraite sont réduites à 100 000 $ de revenu familial. Notre modélisation, basée sur la Base de données et le Modèle de politiques sociales de Statistique Canada, démontre que le Canada économiserait environ 7 milliards de dollars par année. De ce montant, environ 2.5 milliards de dollars seraient nécessaires pour verser 5 000 $ supplémentaires à chacun des 400 000 aînés qui vivent sous le seuil de pauvreté officiel. Le reste pourrait être investi de diverses façons (p. ex., augmenter les prestations pour les travailleurs, accroître les fonds pour le logement abordable et non marchand ou les services de garde d'enfants à 10 $ par jour, augmenter les dépenses de défense, réduire le déficit, etc.).
Sondage d'opinion publique Cela confirme que la plupart des Canadiens (dont les trois quarts des aînés) sont d'accord pour dire qu'il est temps de modifier les seuils d'admissibilité à la pension de retraite et qu'il est approprié de demander aux retraités ayant un revenu à six chiffres d'accepter moins d'argent des contribuables. retraités ils affirment être prêts à faire leur part en acceptant moins de SV.
Recommandation 2 : Supprimer les crédits d’impôt obsolètes qui n’apportent pas de soutien financier à ceux qui en ont besoin.
Les crédits d'impôt pour les personnes âgées et les retraités Les crédits d'impôt pour retraités coûtent 7 milliards de dollars par année aux Canadiens, mais n'aident pas la plupart des aînés dont le revenu est inférieur à environ 25 000 $, car ils ne sont pas remboursables. Statistiques sur les revenus de l'Agence du revenu du Canada Il est confirmé que seulement 39 % des personnes qui demandent le crédit d'impôt pour personnes âgées et 17 % de celles qui demandent le crédit d'impôt pour revenu de pension déclarent un revenu inférieur à 25 000 $. Cela révèle que nombre de retraités aux revenus les plus faibles ne tirent que peu ou pas de bénéfices de ces subventions fiscales coûteuses, bien qu'ils remplissent les conditions de revenu. Réaffecter les fonds de ces crédits d'impôt inefficaces au système de garantie de revenu minimum garanti (GRMG) serait une bien meilleure façon d'améliorer la sécurité du revenu des retraités économiquement défavorisés.
Le Crédit d'âge Ce programme coûte 5.5 milliards de dollars par année. Cela équivaut à l'investissement total d'Ottawa en 2023 dans les services de garde d'enfants à 10 $ par jour – une somme largement saluée comme historique. Le crédit d'impôt protège 8 000 $ du revenu des personnes de plus de 64 ans, offrant un avantage maximal de 1 200 $ aux retraités dont le revenu moyen se situe entre 25 000 $ et 40 000 $. Bien qu'il diminue progressivement par la suite, il demeure avantageux pour les retraités dont le revenu avoisine les 100 000 $. résultats de Statistique Canada Alors que de nombreux jeunes retardent ou renoncent à la parentalité en raison des difficultés financières engendrées par l'écart croissant entre le coût du logement et les revenus, le caractère arbitraire de ce dispositif d'aide fiscale, fondé sur l'âge, apparaît de plus en plus arbitraire – notamment lorsque les plus de 64 ans bénéficient de ce dispositif. la plupart des richesses surélevées que pour les moins de pauvreté de tout groupe d'âge.
Le Crédit de revenu de pension Ce dispositif coûte 1.4 milliard de dollars par année à Ottawa. Il permet à tout retraité d’exonérer d’impôt jusqu’à 2 000 $ de revenu de pension, ce qui représente une économie d’environ 295 $ pour les aînés dont le revenu dépasse 25 000 $ – un montant qui ne diminue pas à mesure que le revenu augmente. Ce crédit privilégie le revenu de pension par rapport aux revenus d’un travail rémunéré, même si les travailleurs à bas salaire sont plus exposés aux risques de pauvreté et d’insécurité du logement que les retraités.
Ces crédits ont été identifiés en vue de leur élimination en vertu de la gouvernement ChrétienAfin de préserver les fonds nécessaires pour faire face aux pressions prévisibles sur les volumes de biens sociaux dues au vieillissement de la population, il est opportun de reconsidérer cette approche, compte tenu de l'explosion actuelle des déficits.
Recommandation 3 : Investir dans l’élimination de la pauvreté chez les aînés, l’amélioration de la sécurité du revenu et la réduction des coûts pour les jeunes Canadiens et les personnes en âge de travailler
Les recommandations 1 et 2 permettront de réaliser des économies annuelles d’environ 14 milliards de dollars. Ces économies pourront être réinvesties afin de réduire les coûts et d’aider les Canadiens à améliorer leur situation financière, tout en garantissant une utilisation efficace des fonds publics par Ottawa.
Sans augmenter les impôts, nos recommandations permettraient au gouvernement Carney de poursuivre les objectifs suivants :
- Éliminer la pauvreté des personnes âgées
- Investissez davantage dans Build Homes Canada pour accroître l'offre de logements abordables.
- Baisser les coûts de garde d’enfants et d’études postsecondaires pour aider à rétablir « le pacte selon lequel le travail acharné signifie une bonne vie » pour les Millennials et la Génération Z (Plateforme libérale, p. 30)
- Soutenir les Canadiens aux coûts plus élevés en augmentant les prestations directes comme le crédit pour la TPS, les prestations aux travailleurs, etc.
- Accroître les dépenses de défense pour atteindre les objectifs de l'OTAN et protéger la souveraineté canadienne
- Réduire le déficit d'exploitation
Alors que le gouvernement revoit ses dépenses et recherche des investissements à fort impact, il est opportun de moderniser les subventions aux retraités financièrement stables afin d’aider le Canada à faire face aux défis actuels. Les retombées financières sont importantes et les Canadiens sont prêts.