Réduire les dommages collatéraux du système de crédit bon marché

Le prix moyen des logements a augmenté de plus de 300 % depuis 2000. Pourtant, sur la même période, Statistique Canada indique que l'inflation totale a progressé de 48 %. Il y a là un décalage important.

Infographie : La mauvaise mesure de l'inflation risque d'alimenter la flambée des prix de l'immobilier

Gen Squeeze exhorte Statistique Canada à corriger sa mesure erronée de l'inflation, qui ne tient pas suffisamment compte de la hausse des prix de l'immobilier et envoie ainsi de mauvais signaux à la Banque du Canada pour orienter sa politique d'inflation. Cela explique pourquoi les hausses des prix des aliments et de l'essence ont entraîné des hausses de taux d'intérêt, contrairement à des décennies d'augmentation des prix de l'immobilier.

Sous-estimer l'inflation entretient le système de crédit bon marché. Les faibles taux d'intérêt réduisent le coût des prêts hypothécaires importants. Les acheteurs, capables d'emprunter davantage, font grimper les prix. Or, la hausse des prix n'est pas correctement reflétée par les données sur l'inflation. Il s'agit d'un cercle vicieux dangereux pour notre système immobilier.

Infographie : Ne vous laissez pas berner par le système de crédit à bas coût

Certains primo-accédants pourraient se réjouir des faibles taux d'intérêt appliqués aux prêts hypothécaires colossaux nécessaires pour combler l'écart considérable entre le prix des logements et leurs revenus. Mais cette stratégie individuelle s'inscrit dans des tendances plus générales qui fonctionnent. à opposer à Les primo-accédants. Les propriétaires actuels, disposant de plus de capitaux, profitent des faibles taux d'intérêt pour surenchérir sur leurs concurrents novices. C'est pourquoi les données du recensement révèlent que davantage de maisons neuves sont achetées par des investisseurs et qu'un propriétaire canadien sur six possède désormais plusieurs propriétés.