La taxe sur la pollution industrielle n'est rien d'autre qu'un impôt qui détruit des emplois et nuit à l'économie…

Le système canadien de tarification du carbone industriel vise à ne facturer aux principaux pollueurs que les émissions qu'ils ne réduisent pas, tout en encourageant l'innovation propre. Les entreprises qui réduisent leurs émissions au-delà des exigences peuvent vendre leurs crédits excédentaires, transformant ainsi leur responsabilité en revenus.

Le véritable risque économique ne vient pas du prix du carbone, mais de l'inaction climatique. Les feux de forêt, les inondations, les sécheresses et les vagues de chaleur extrêmes ont déjà coûté des milliards aux Canadiens. Sans tarification de la pollution, ces coûts continueront d'augmenter. Notre économie, et plus particulièrement des secteurs comme l'agriculture, la construction et les assurances, continuera d'en subir les conséquences.

Le prix du carbone industriel au Canada n’est pas trop élevé, il est trop bas. Cela signifie que nous passons à côté de réductions de pollution que nous pourrions réaliser. De plus, cela envoie des signaux contradictoires aux entreprises qui cherchent à investir dans des technologies plus propres et nous expose au risque de devoir imposer des droits de douane sur le carbone aux frontières par des pays qui progressent plus rapidement. À long terme, cela pourrait nuire à l’emploi au Canada et à notre position sur les marchés mondiaux.

La solution judicieuse consiste à renforcer la tarification du carbone, à supprimer les subventions aux secteurs les plus polluants et à réinvestir dans les technologies qui réduisent les émissions et créent des emplois. Récompensons les industries qui bâtissent l'avenir, et non celles qui le freinent.