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Obtenir une éducation

Les jeunes générations sont aujourd'hui plus instruites qu'auparavant. Malgré la pénurie de compétences au Canada et les qualifications requises pour être compétitif dans l'économie de l'information, les dépenses publiques par personne en études postsecondaires ont diminué . Il en résulte une explosion de la dette étudiante . Ces tendances rendent les études postsecondaires inaccessibles aux étudiants issus de familles à faible revenu, qui sont majoritairement autochtones et racisés.
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Trouver un (bon) emploi
Trouver un emploi de qualité avec un salaire décent (sans parler des avantages sociaux, de la retraite et des congés payés) devient de plus en plus difficile. Les jeunes actifs sont davantage exposés aux emplois à temps partiel, aux contrats, aux missions ponctuelles et à d'autres formes de travail précaire , plutôt qu'aux postes stables et à temps plein plus souvent accessibles aux générations précédentes. Et même pour ceux qui ont un emploi, leurs efforts ne sont plus aussi bien récompensés qu'avant, le salaire moyen étant en baisse. Lorsque la baisse des salaires s'ajoute à la hausse constante des prix, notamment du logement et de la garde d'enfants, les jeunes se retrouvent confrontés à des difficultés de temps et d'argent.
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Payer les taxes
Les contribuables en âge de travailler financent aujourd'hui bien plus qu'auparavant le bien-être des aînés canadiens . Lorsque ces derniers travaillaient, leurs impôts ne couvraient pas entièrement le coût des services dont ils ont besoin et qu'ils utilisent maintenant à la retraite. Les générations qui ont suivi le baby-boom, moins nombreuses, paient des impôts pour couvrir les dépenses liées aux aînés. Par conséquent, une part plus importante des impôts de chaque travailleur doit être consacrée à ces coûts. Il en résulte moins d'argent disponible pour investir dans des domaines importants pour les jeunes générations, comme les services de garde d'enfants, l'enseignement postsecondaire, le logement abordable et la lutte contre les changements climatiques. Depuis des décennies, cette tendance conduit les gouvernements canadiens à investir davantage dans les personnes de 65 ans et plus que dans celles de moins de 45 ans , même si les aînés sont moins susceptibles d'être pauvres que les familles avec enfants.
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Acheter une maison
De nombreux jeunes sont exclus du marché immobilier en raison de la flambée des prix qui a considérablement augmenté leurs revenus. Aujourd'hui, un jeune doit travailler beaucoup plus longtemps pour épargner en vue de l'achat d'une maison moyenne (surtout dans les grandes villes) qu'à l'époque où les baby-boomers achetaient leur maison. Le travail acharné ne permet plus aux jeunes de couvrir le principal coût de la vie : le logement. Le Canada tarde à réformer un système de logement qui compromet l'accessibilité à la propriété pour les jeunes, car nous sommes dépendants de la richesse générée par la hausse des prix de l'immobilier, dont une grande partie profite aux propriétaires plus âgés qui ont eu la chance d'accéder au marché il y a des décennies. Le patrimoine immobilier est une source majeure d'inégalités intergénérationnelles au Canada aujourd'hui.
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Fonder une famille
Les jeunes doivent aujourd'hui faire des choix difficiles pour fonder une famille. Leurs décisions sont tiraillées entre la baisse des salaires, l'envolée des prix de l'immobilier, des services de garde d'enfants dont le coût équivaut à celui d'un loyer ou d'un remboursement d'emprunt, un congé parental insuffisant et un équilibre vie professionnelle-vie privée précaire.
Le fait de comprimer des générations entières pendant leurs meilleures années d’éducation des enfants contribue à des taux constamment élevés de vulnérabilité chez les jeunes enfants partout au Canada – car le stress parental est contagieux pour les enfants.
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S’adapter à un avenir incertain
Pour éviter les pires dangers climatiques, les jeunes d'aujourd'hui doivent modifier leur lieu de travail, leur alimentation, leurs déplacements, leurs vacances – et bien d'autres aspects encore. Les recherches confirment l' impact considérable de ces pressions sur le bien-être des jeunes générations . Le fardeau de l'adaptation pèse de manière disproportionnée sur les jeunes, car les générations précédentes ont préféré se soustraire aux adaptations difficiles qu'exige la crise climatique, léguant ainsi aux générations futures une dette climatique colossale.
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Assumer la dette publique
Les jeunes Canadiens d'aujourd'hui héritent d'une dette publique trois fois supérieure à celle de leurs homologues de la fin des années 1970 (avant même d'y ajouter les dépenses liées à la pandémie). Cet endettement accru est la conséquence prévisible d'une augmentation des dépenses plus rapide que celle des recettes, et d'un manque de transparence quant aux risques inhérents à cette approche. Les nouvelles dépenses ont principalement servi à financer l'augmentation des soins médicaux et du soutien du revenu pour les 65 ans et plus. Or, les dirigeants politiques refusent de demander aux aînés de contribuer équitablement au coût de ces programmes et services, malgré la capacité contributive accrue dont disposent nombre d'entre eux grâce à l'augmentation de leur patrimoine immobilier. En conséquence, les gouvernements ont choisi de s'adapter en augmentant le fardeau de la dette et en réduisant les dépenses ailleurs, notamment celles destinées aux jeunes Canadiens.
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Créer de la richesse
Les Canadiens âgés contrôlent la grande majorité du patrimoine canadien . Cela s'explique en partie par l'accumulation de biens tout au long de leur vie, mais aussi par la multiplication des obstacles à la création de richesse pour les jeunes générations. Le coût élevé des études postsecondaires, du logement et des services de garde d'enfants, conjugué à la baisse des salaires, constitue un cocktail explosif pour la sécurité financière. Les principaux actifs créateurs de richesse, comme les maisons, sont moins accessibles aux jeunes. Ceux qui ont réussi à accéder à la propriété ont peut-être vu leur patrimoine net augmenter, mais souvent au prix d'importantes dettes hypothécaires, nécessaires pour faire face à l'inflation actuelle.
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