Plaidoyer pour le ratio dépenses sociales/dépenses médicales
Nous avons rassemblé les principales recherches canadiennes et internationales dans un résumé court et facile à lire.

Les soins médicaux sont essentiels, mais ce n'est pas ce qui compte le plus pour la santé des gens.
Des décennies de recherche scientifique démontrent que la santé ne commence pas dans les hôpitaux et les cabinets médicaux. Elle commence dans des foyers sûrs, avec des revenus suffisants, des services de garde d'enfants de qualité, une éducation adéquate et un environnement sain.
Pourtant, au fil du temps, les dépenses publiques se sont détournées de ces fondements. Dans les années 1970, les provinces investissaient davantage dans ces éléments essentiels à des sociétés saines que dans les soins médicaux. Aujourd'hui, c'est l'inverse.
Ce changement a des conséquences.
Lorsque les gouvernements sous-investissent dans les conditions qui permettent de préserver la santé de la population, le nombre de malades augmente et la pression sur le système de santé s'accroît. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'augmentation des dépenses de santé n'a pas permis de résoudre les problèmes d'accès aux soins, laissant les patients frustrés par les longs délais d'attente et le personnel soignant épuisé.
La première étape pour résoudre un problème est d'en reconnaître l'existence. Pour doter les gouvernements des outils nécessaires pour identifier et suivre le déséquilibre entre les dépenses médicales et sociales, il leur faut un nouvel indicateur :
Le rapport entre les dépenses consacrées aux soins médicaux et celles consacrées aux conditions sociales qui influencent la santé.
Tous les gouvernements peuvent utiliser cet outil pour suivre et rendre compte publiquement de leurs investissements dans la santé – non seulement du traitement des maladies et des blessures, mais aussi des aides et des services qui contribuent à prévenir les maladies et à promouvoir et maintenir une bonne santé.
Comprendre les dépenses de santé par rapport à celles consacrées aux conditions sociales qui influencent la santé devrait devenir une norme et un élément central des budgets et des rapports financiers. Lorsque cet équilibre est mis en évidence, les gouvernements peuvent prendre des décisions plus éclairées pour préserver les soins de santé tout en rétablissant les investissements là où la santé prend racine.
Cela ne fera pas seulement une différence autour des tables de rangement. Cela compte aussi pour vous.
Études du ratio dépenses sociales/dépenses médicales On souligne régulièrement les conséquences positives d'une allocation plus importante des dépenses publiques aux services sociaux qu'aux soins médicaux. Des dépenses sociales plus élevées sont associées à une amélioration de la santé physique et mentale dans des domaines essentiels, comme la réduction des décès évitables, la diminution de la mortalité infantile et l'augmentation de l'espérance de vie.