• Dessin animé d'une maison pleine d'argent

    De nombreux propriétaires âgés ont profité de la hausse des prix de l'immobilier pour réaliser d'importantes plus-values, ayant eu la bonne idée d'acheter il y a plusieurs décennies. Cependant, cette même hausse, qui accroît le patrimoine des générations plus âgées, compromet fortement l'accessibilité au logement pour les jeunes. Certains Canadiens âgés utilisent leur épargne pour aider leurs enfants (ou petits-enfants) à réaliser leur rêve d'accession à la propriété, en contribuant à l'acompte ou au remboursement de l'hypothèque. Bien que touchantes individuellement, ces initiatives de solidarité intergénérationnelle, aussi admirables soient-elles, ne contribuent en rien à résoudre l'inégalité systémique qui est au cœur de la crise du logement.

  • Illustration de trois thèmes : Logement, Sécurité des personnes âgées et Économie verte. Le thème Sécurité des personnes âgées est le plus important.

    Il peut être difficile pour les Canadiens de savoir à quoi servent leurs impôts, surtout lorsqu'on parle rarement des dépenses les plus importantes. C'est particulièrement vrai lorsque des sommes considérables sont allouées à des programmes bien connus et établis de longue date, comme la Sécurité de la vieillesse (SV). Même si les augmentations de dépenses pour la SV éclipsent celles consacrées à l'économie verte, aux services de garde d'enfants ou au logement, elles sont rarement abordées ou débattues. Les Canadiens entendent davantage parler de nouveaux programmes ciblés à faible coût que des milliards considérés comme « intégrés » à la sécurité du revenu des aînés. Nous devrions être fiers que ces investissements aient contribué à faire des aînés le groupe d'âge le moins pauvre au Canada, mais nous devrions aussi nous inquiéter du manque d'empressement (et de moyens) lorsqu'il s'agit de lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité des jeunes familles.

  • Dessin humoristique à l'échelle, avec des pansements d'un côté plus lourd et d'autres objets comme la planète, une maison, une pomme de l'autre.

    Avec le vieillissement de la population canadienne, la demande d'investissements accrus dans les soins médicaux, l'assurance médicaments et les soins de longue durée s'accroît. Ces investissements sont justifiés, compte tenu des données probantes démontrant leurs retombées positives potentielles sur la santé, l'accès aux soins et l'égalité. Toutefois, même les meilleurs programmes doivent être financés, et ce, équitablement. Il faut donc se pencher sur la question de la répartition des coûts et identifier les personnes les mieux placées pour y contribuer davantage. Les jeunes supportent déjà une charge fiscale plus élevée que les générations précédentes, tout en étant confrontés à la baisse des salaires et à la hausse des coûts de l'éducation, du logement et des services de garde d'enfants. Les aînés canadiens possèdent un patrimoine plus important que tout autre groupe démographique, mais laissent néanmoins des factures impayées pour les services qu'ils souhaitent et utilisent. Si nous voulons élargir les services destinés aux aînés, il est raisonnable d'étudier comment une partie du patrimoine accumulé par les générations plus âgées pourrait contribuer à couvrir les coûts.

  • Une boîte ouverte étiquetée « Budgets gouvernementaux » remplie de pièces de monnaie, à côté de deux gobelets étiquetés « Moins de 45 ans » et « 55 ans et plus », avec plus de pièces dans le gobelet « 55 ans et plus », illustrant les inégalités de dépenses publiques selon l'âge.

    Les gouvernements canadiens investissent beaucoup plus dans chaque aîné que dans chaque personne de moins de 45 ans . Les recherches en santé confirment que les investissements réalisés tôt dans la vie peuvent influencer positivement le bien-être à long terme et permettre de réaliser des économies. Or, la hausse des dépenses en soins de santé et en régimes de retraite publics réduit les fonds disponibles pour investir dans ce qui compte pour les jeunes. Le fait de mettre à rude épreuve des générations entières pendant leurs meilleures années d'éducation des enfants contribue à la persistance de taux élevés de vulnérabilité chez les jeunes enfants partout au Canada, car le stress parental est contagieux . Nous devrons toujours investir davantage dans les soins de santé et la sécurité du revenu à un âge avancé. Mais nous devrions accorder la même importance à la promotion du bien-être de chaque groupe d'âge, dès la petite enfance.

  • Des personnes âgées et un enfant se tiennent debout sur une plateforme surélevée tandis que deux jeunes adultes sont accroupis en dessous, comme pour la soutenir, représentant un déséquilibre générationnel ou un partage des responsabilités.

    Lorsque les aînés d'aujourd'hui travaillaient, les impôts qu'ils payaient ne couvraient pas entièrement le coût des services qu'ils souhaitent et utilisent à la retraite. De ce fait, les contribuables en âge de travailler doivent financer le bien-être des aînés canadiens dans une bien plus grande mesure qu'auparavant . On pourrait croire que ce problème est insoluble, car la solution aurait nécessité de percevoir suffisamment d'impôts avant la retraite des aînés. Or, une autre option existe. Réorienter l'imposition vers le patrimoine (et pas seulement vers les plus riches) pourrait générer des recettes grâce aux plus-values ​​immobilières, permettant ainsi de couvrir les coûts croissants des services destinés aux aînés, ainsi que d'autres programmes bénéficiant aux jeunes générations.

  • Des cheminées industrielles et une circulation dense en arrière-plan, avec trois personnes à vélo au premier plan, illustrant les impacts environnementaux et les transports durables.

    Les bouleversements économiques et sociaux nécessaires à la transition vers une économie verte, ainsi que la responsabilité d'atténuer les risques climatiques croissants, pèsent de manière disproportionnée sur les jeunes générations, qui subiront plus longtemps les conséquences du changement climatique. Ce fardeau retombe entièrement sur les jeunes générations et les générations futures en raison de l'inaction des générations précédentes, qui n'ont pas agi avec la moindre urgence et ont donc supporté une partie des coûts et des désagréments liés à l'adaptation. Aujourd'hui, l'aggravation de la crise climatique constitue sans doute la plus grande dette jamais léguée d'une génération à l'autre dans toute l'histoire de l'humanité.

  • Un adulte âgé remet un cadeau étiqueté « Dette publique » à une personne plus jeune en détresse, symbolisant le transfert de dette intergénérationnel.

    Les jeunes Canadiens d'aujourd'hui héritent d'une dette publique trois fois supérieure à celle de leurs homologues de la fin des années 1970 (avant même d'y ajouter les dépenses liées à la pandémie). Cet endettement accru est la conséquence prévisible d'une augmentation des dépenses plus rapide que celle des recettes, et d'un manque de transparence quant aux risques inhérents à cette approche. Les nouvelles dépenses ont principalement servi à financer l'augmentation des soins médicaux et des prestations de soutien du revenu pour les 65 ans et plus. Or, les dirigeants politiques refusent de demander aux aînés de contribuer équitablement au coût de ces programmes, malgré la capacité contributive accrue dont disposent nombre d'entre eux grâce à l'augmentation de leur patrimoine immobilier. En conséquence, les gouvernements ont choisi de s'adapter en augmentant le fardeau de la dette et en réduisant les dépenses ailleurs, notamment dans les programmes et services destinés aux jeunes Canadiens.

  • Illustration de trois mains déposant des bulletins de vote dans une urne d'Élections Canada, symbolisant la participation civique et le vote.

    La politique réagit à ceux qui s'organisent et se mobilisent. Les Canadiens plus âgés sont plus susceptibles de voter aux élections canadiennes, et de puissants groupes de pression œuvrent activement pour protéger les mesures fiscales avantageuses pour les aînés et réclamer une augmentation des dépenses publiques pour les 65 ans et plus. Bien que la participation électorale des jeunes soit en hausse, le fait qu'ils soient moins nombreux à voter signifie que les politiciens prennent peu de risques en ne répondant pas aux besoins des jeunes générations.

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