Les jeunes sont de plus en plus malheureux

Pour constater les conséquences des choix budgétaires du gouvernement, regardez comment les Canadiens évaluent leur vie.

Pendant près de deux décennies, le Rapport mondial de bonheur On a demandé à des gens du monde entier d'évaluer leur satisfaction de vie sur une échelle de zéro à dix. Chez les jeunes Canadiens, la tendance est alarmante.

Des recherches canadiennes montrent La satisfaction moyenne à l'égard de la vie chez les moins de 30 ans est passée de 7.6 à la fin des années 2000 à 6.4 ces dernières années. Ce déclin place le Canada parmi les pays ayant enregistré les baisses les plus importantes au monde, aux côtés de pays comme le Liban et l'Afghanistan.

Le dernières données La situation est encore pire. Chez les moins de 25 ans, le Canada occupe désormais le 72e rang mondial, derrière les États-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni.

Parallèlement, les Canadiens âgés demeurent relativement aisés. données les plus récentes de 2024 Les données montrent que les personnes âgées de 60 ans et plus se classent au 8e rang mondial, soit 50 places de mieux que les jeunes Canadiens.

Cet écart devrait tirer la sonnette d'alarme. Pourtant, les gouvernements ont tardé à réagir. 

Au-delà des clivages partisansL’augmentation prévisible des coûts des soins médicaux et des prestations de soutien du revenu pour les aînés réduit les investissements dans le logement, l’éducation, la garde d’enfants et les emplois de qualité. Lorsque les budgets restent insuffisants, les gouvernements accumulent les déficits, laissant ainsi les jeunes générations en supporter le coût.

Nous devrions être fiers que les Canadiens vivent plus longtemps et aient accès aux soins aux aînés. Le problème n’est pas le soutien apporté aux aînés, mais plutôt le manque de planification des coûts liés au vieillissement. Les gouvernements n’ont pas compensé la hausse des dépenses consacrées aux aînés par les nouvelles recettes provenant de cette génération. Il en résulte un manque de ressources pour investir dans les fondements du bien-être des jeunes – un déséquilibre que de nombreux Canadiens refuseraient catégoriquement au sein de leurs propres familles.

Cela n'a pas à être comme ça.

Au QuébecLa baisse de la satisfaction à la vie chez les jeunes est environ deux fois moins importante que dans le reste du Canada. Les politiques mises en place permettent d'expliquer ce phénomène : plus d'informations services de garde d'enfants abordables, frais de scolarité réduits, congé parental plus généreuxet baisse des coûts de logement comparativement à la Colombie-Britannique et à l'Ontario, toutes ces mesures réduisent la pression sur les jeunes.

Ces choix montrent qu'une meilleure voie est possible.

Nous pouvons anticiper le vieillissement de la population et moderniser nos sources de revenus. Cela permettrait de préserver les soins offerts aux aînés canadiens tout en dégageant des ressources à investir dans des logements abordables, l’éducation et le soutien aux familles.

Si nous ne le faisons pas, nous risquons de laisser derrière nous un pays où les gouvernements ont protégé le bien-être des générations plus âgées, tout en compromettant l'avenir de leurs enfants et petits-enfants.